Traqué depuis plus de dix ans par l’armée

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Droukdel ou la longévité d’un chef d’Aqmi 

Abdelmalek Droukdel, alias «Abou Mossaâb Abdelouaddoud», est le chef national d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) depuis 2006, soit au lendemain de la création de cette organisation. Auparavant à la tête de l’ex-GSPC, et après dix ans de traque, il a été jugé et condamné par contumace à maintes reprises par la justice algérienne, à la peine de mort.

Droukdel est derrière la mort de centaines d’Algériens dans des attentats-suicides, dont il était le commanditaire et l’architecte, aux côtés de son bras droit, Sofiane Fassila, abattu en 2010 à Tizi Ouzou. Est-il venu le moment de parler de la fin d’un parcours d’un chef des plus sanguinaires en Algérie ? Cela dépendra du travail des services secrets qui, faut-il le rappeler, ont failli neutraliser l’homme le plus recherché en Algérie. Et ce à travers plusieurs embuscades et assauts dont Droukdel s’en est sorti indemne avec, parfois, des blessures légères au niveau des bras et des pieds. Un véritable miraculé. Toutefois, son parcours semble tirer à sa fin, d’autant plus que son organisation vit un rythme décroissant de ses activités morbides ces trois dernières années. Pis, Al-Qaïda au Maghreb, sous l’ère Droukdel, est en train de subir une véritable hémorragie dans ses rangs. D’échec en échec, depuis son investiture à la tête d’Aqmi, Droukdel a concédé des défaites cuisantes sur le terrain.
Arrestations de terroristes clés, dissensions des émirs de plusieurs phalanges et liquidations internes entres émirs, voilà ce qu’Al-Qaïda au Maghreb est en train de subir. Le dernier coup porté à Droukdel n’est autre que la mort d’Abou Zeïd, émir de la phalange «Tareq Ibn Zeyad», outre la dissidence de son ex-bras droit, en l’occurrence Mokhtar Belmokhtar. Ce chef de l’ex-phalange «El-Moulathemine» a fini par abandonner son «frère» d’armes pour monter sa propre petite armée, «Les signataires par le sang», cela avant l’intervention française au Mali. Et depuis, le sort de Belmokhtar reste un mystère. Un échec de trop pour Droukdel, lui qui a vu ses meilleurs chefs terroristes soit être abattus, soit se rendre aux forces de sécurité. La longévité du parcours de Droukdel lui sera-t-il fatal ?

Sale temps pour Droukdel !

Le chef terroriste d’Al-Qaïda au Maghreb islamique est en train de subir des frappes fatales de la part des services de sécurité algériens. A commencer par la neutralisation de son bras droit, Sofiane Fassila, en 2010, tué lors d’une embuscade meurtrière des forces de sécurité à Tizi Ouzou. Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelouaddoud, natif de Meftah, dans la région de Blida, émir notoire d’Al-Qaïda au Maghreb, ayant tenu plus de sept ans à la tête de l’ex-GSPC, devenu Aqmi, sera-t-il, après ce long parcours, renversé par ses émirs ? Il semble que son heure a sonné, les différends internes qui secouent actuellement son organisation étant plus que jamais récurrents. Son bras droit depuis la nuit des temps, Mokhtar Belmokhtar, a fini par l’abandonner. C’est déjà une sérieuse option pour le départ de Droukdel. Avant cette dissidence de Mokhtar, dit le «Marlboro», Droukdel a été «poignardé» dans le dos par une dizaine d’émirs qui se sont rendus, en 2012, aux forces de sécurité algériens. Plus encore, la mort d’Abou Alqama et d’Abou Zeïd, respectivement numéro 2 d’Aqmi au Sahel et émir de la phalange Tareq Ibn Zeyad, tués tous deux au Nord-Mali, a enfoncé le clou chez Aqmi et à sa tête l’émir de cette organisation, Droukdel. L’homme à la barbichette, le plus recherché d’Algérie,  ayant accumulé une vingtaine de condamnations à mort prononcées à son encontre par la justice algérienne, vit des moments des plus difficiles depuis que son organisation s’est affiliée à Al-Qaïda mère, en 2007, sous l’ère Oussama Ben Laden. Traqué depuis plus de dix ans, Abdelmalek Droukdel, chef terroriste de la mouvance islamiste armée en Algérie, recherché depuis qu’il a été nommé à la tête de l’ex-GSPC en 2004, avant de devenir l’«émir» national de la même organisation terroriste en 2006, dans sa nouvelle version d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, aura-t-il une fin comme celle d’Oussama Ben Laden, le chef spirituel d’Al-Qaïda mère. Ce terroriste saoudien a été neutralisé, faut-il le rappeler, le 2 mai 2011, dans un village pakistanais, par un commando armé de l’US Navy. Sa mort avait soulevé une vive inquiétude au sein des branches d’Al-Qaïda mère, parmi elles Aqmi. Aujourd’hui, Droukdel craint le même sort que celui qui a été réservé à Ben Laden.

La déroute de Droukdel a commencé par la neutralisation de Sofiane Fassila

Plus d’une vingtaine de chefs de phalanges et de sections, notamment en Kabylie, appartenant à Aqmi, ont été anéantis en deux ans de lutte sans relâche des services de sécurité algériens. La plus importante de ces pertes reste incontestablement celle de deux émirs : Sofiane Fassila, abattu à Tizi Ouzou, et l’émir de la phalange Al Ansar, connu sous le pseudonyme de Selmane et dont le vrai nom est Abbas Boubekeur. Deux importantes pertes pour Droukdel. C’était le départ d’une véritable déroute pour l’organisation terroriste Aqmi. Pis pour son organisation, l’un des fondateurs du GSPC, Ahmed Zarabib, a trouvé la mort le 17 janvier 2006 au cours de violents affrontements avec les forces de l’ANP dans la région de Toudja. Dans une déclaration vidéo diffusée le 11 septembre 2006, le numéro 2 d’Al-Qaïda, Ayman Al Zawahiri, annonçait que le GSPC avait fait allégeance à Al-Qaïda et devenait Aqmi. Il avait renouvelé la déclaration d’Oussama Ben Laden faisant du GSPC «le bras armé d’Al-Qaïda pour frapper en France». Le mouvement a désormais pour mission de montrer son «efficacité» sur le territoire algérien et au Sahel, tout en fédérant les organisations salafistes de l’Afrique du Nord. Promu émir, Abdelmalek Droukdel se fait appeler Abou Mossaâb Abdelwadoud, surnom du Jordanien El-Zarqaoui tué près de Bakouba, en juin 2006, et la guerre islamiste en Irak devient sa référence. Aqmi se met à recruter des jeunes prêts à donner leur vie pour le djihad en pilotant des camions-citernes, des voitures bourrées de TNT, en portant une ceinture d’explosifs et en se faisant sauter au milieu des foules. Depuis la mi-octobre 2006, le GSPC, qui souhaitait établir une base arrière au nord du Mali, dans la région du Kidal, s’est trouvé face à l’opposition des Touaregs de l’Alliance démocratique. Le 25 janvier 2007, le GSPC change de nom et devient Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ce changement aurait obtenu l’approbation d’Oussama Ben Laden. D’un échec à un autre, Abdelmalek Droukdel, en tant que chef national d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, risque un «putsch». Après plus de sept ans d’investiture à la tête d’Aqmi, Droukdel a concédé des «défaites» cuisantes sur le terrain. Comme rapporté plus haut, le dernier coup porté à son organisation n’est autre que la dissidence de son ex-bras droit, en l’occurrence Mokhtar Belmokhtar. Ce chef de l’ex-phalange «El-Moulathemine» a fini par abandonner son «frère» d’armes pour monter sa propre petite armée : «Les signataires par le sang». Un échec de trop pour Droukdel, lui qui a vu ses meilleurs chefs terroristes soit être abattus, soit se rendre aux forces de sécurité.   

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