Incertitude sur le sort de l’ex-président Bozizé
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- Créé le lundi 25 mars 2013 18:54
- Écrit par R. I.
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La Centrafrique suspendue des instances de l’UA
Le Conseil de Paix et Sécurité de l’Union africaine a suspendu hier la participation de la Centrafrique à l’organisation et imposé des sanctions à sept responsables de la Séléka, la rébellion qui a pris Bangui et renversé dimanche le président François Bozizé.
«Le Conseil décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l’Union africaine ainsi que d’imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants de la Séléka», dont son chef Michel Djotodia, a annoncé le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra, lisant le communiqué final du Conseil.
Par ailleurs, la famille du président centrafricain déchu François Bozizé a été prise en charge en République démocratique du Congo (RDC), a déclaré hier le porte-parole du gouvernement et ministre des médias congolais, Lambert Mende. «Une vingtaine de personnes, dont son fils, ont été accueillies et éloignées des frontières conformément aux règles internationales» a précisé Lambert Mende qui a refusé «pour des raisons de sécurité» de dire où elles avaient été hébergées.
«Ce déplacement s’est fait conformément aux règles internationales, à 80 miles (une centaine de kilomètres) de la frontière», a dit le ministre, indiquant que cet accueil s’était fait avec l’aide du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés.
Dans le même contexte, Lambert Mende a répété que François Bozizé n’était pas en RDC : «Il ne serait pas entré sans nous le dire» a-t-il affirmé.
Sur le terrain, au moins treize militaires sud-africains déployés en République centrafricaine ont été tués et 27 blessés dans des combats lors de la prise de la capitale Bangui par les rebelles dimanche, a indiqué hier le président sud-africain Jacob Zuma, en annonçant le maintien pour l’instant du reste des troupes sur place.
«Nos soldats ont payé le prix ultime au service de leur pays, l’Afrique», a-t-il dit alors que le commandement sud-africain est sous le feu des critiques. «Durant les combats, 13 de nos soldats sont tombés et l’un est porté disparu», a précisé le président Zuma lors d’un point presse initialement dédié à la présentation du sommet des pays émergents (BRICS) à Durban qui se tient depuis hier.
Ces militaires avaient été déployés en janvier en soutien au président François Bozizé et pour tenter de restaurer la paix civile en Centrafrique. «Un peu plus de 200 de nos soldats ont combattu des bandits animés de mauvaises intentions, mais leurs agissements ne nous ont pas fait renoncer à notre mission de paix et de sécurité», a ajouté le chef de l’Etat sud-africain, en précisant que les militaires sud-africains «étaient dans leur base», qu’«ils n’ont attaqué personne» et se sont seulement «défendus».


