Cabarets, routes, Jiji, et Cheikha Raâdia

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Au cœur d’une opération coup-de-poing à Guelma

Pas moins de 500 gendarmes, issus de différentes unités et brigades, ont participé pendant trois jours à deux grandes opérations «coup-de-poing», menées dans les wilayas de Guelma et Skikda.

En plus des 200 gendarmes mobilisés pour ces opérations offensives, où Le Jeune Indépendant était présent, les quatre compagnies de gendarmerie de Guelma, Oued Zenati, Hammam Debagh, Bouchegouf ont fait appel à un renfort de taille, soit deux sections d’intervention (SSI) et une de la sécurité routière (ESR).
En effet, les gendarmes de plusieurs groupements de Guelma et Skikda ont participé, durant le week-end passé, à deux grandes offensives ciblant plusieurs lieux de la ville citée. Avec près de 500 éléments appuyés, pour la première fois, par un hélicoptère, la gendarmerie de Guelma et Skikda a mené, durant ces opérations «coups-de-poing» plusieurs interventions, contrôles d’identité des personnes, des véhicules, lesquelles ont abouti à l’interpellation de onze personnes en flagrant délit, selon un bilan de cette opération révélé par le colonel Guena Benouada. Selon lui, «l’opération a ciblé les lieux de grande fréquentation, les zones sensibles à l’image des cabarets situés dans la ville de Guelma, ainsi que sur les routes, là où un dispositif sécuritaire a été installé par la même occasion», explique le colonel Guena.
Aussi, cette opération menée avec près de 500 gendarmes a ciblé, pour la première fois, les parkings, les ateliers et locaux des mécaniciens, les lieux de vente et réparation de recyclage des déchets industriels, les stations service. Pourquoi ces lieux? La réponse à cette question est venue de la part du colonel Guena selon qui ces lieux sont devenus de véritables «refuges» des criminels. «Prenons par exemple les locaux et ateliers de réparation des véhicules ; il est parfois fort possible de trouver des véhicules volés dans l’est du pays et qui finissent dans ces ateliers et locaux pour êtres désossés. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, désormais, de cibler ces lieux à partir des opérations programmées à long terme». Et qu’en est-il des lieux de recyclage des déchets industriels? Le colonel Kerroud, de la cellule de communication au sein de la Gendarmerie nationale nous répond : «Il est également fort possible que des produits industriels soient volés ailleurs, par des réseaux, et acheminés vers ces lieux pour le recyclage ; c’est la raison, aussi, pour laquelle nous avons décidé, à la gendarmerie, de mener des opérations les ciblant pour localiser et arrêter les voleurs».
Poursuivant leur offensive, les gendarmes ont procédé au contrôle des personnes et véhicules circulant à Guelma. Ces opérations de contrôles ont donné leurs fruits, puisque sur 800 personnes, onze ont été arrêtées en possession de stupéfiants et d’armes blanches. Tandis que sur les 600 véhicules contrôlés, un camion de marque Chakman a été intercepté en possession de 8 quintaux de radio images appartenant à des malades de l’hôpital d’Annaba qui sont volés par un réseau. Cette interception a permis d’arrêter deux personnes, dont un jeune universitaire natif de Batna. Les offensives des gendarmes se sont poursuivies pour atteindre des lieux des délinquants, à l’image de la commune de Bouchegouf et H’amma Debagh. Ici, la présence des gendarmes avait fait fuir les délinquants. Poussant encore leurs opérations «coups-de-poing», les gendarmes de la section d’intervention (SSI) ont mené, du samedi au dimanche, des opérations ciblant les cabarets de Guelma. Ici, les gens qui fréquentent ce genre de lieu sont passés à une fouille stricte.
Vérification de papiers, fouille et des questions. En tout, trois cabarets ont été visités par les patrouilles des gendarmes. «Comme vous voyez dans ce genre d’endroit vous ne trouvez pas de gens âgés, mais régulièrement des jeunes âgés entre 19 et 40 ans. Ils viennent ici pour consommer des boissons alcoolisées.
Ils viennent de partout dans les cabarets de Guelma, d’Annaba, Souk Ahras, Skikda, Mila et bien d’autres villes de l’Est. Toutefois, nous menons, régulièrement, des opérations ciblant ce genre de lieux dans le but d’arrêter certains fournisseurs de cannabis et comprimés de psychotropes, parce que c’est ici que la drogue peut être consommée et vendue», explique le colonel Guena. Et qu’en n’est-il des filles qui travaillent dans ces cabarets. Le colonel Guena nous répond : «ce sont généralement de jeune filles âgées entre 19 et 40 ans. Elles sont, dans la majorité, des femmes divorcées ou étudiantes et elles essayent de gagner leur vie dans les cabarets».
En effet, les filles qui travaillent dans les cabarets sont, généralement, des étudiantes. Le cas de la jeune fille Jiji qui travaille dans un cabaret de Guelma et qui a été interpellée, il y a deux semaines de cela, pour participation au vol de cheptel est un cas flagrant. Cette dernière travaille depuis des années dans les cabarets. Cette dernière est originaire de Souk Ahras, aujourd’hui, elle est placée sous contrôle judiciaire pour vol de cheptel. Face à Jiji, il y a une femme qui travaille à son tour dans les cabarets, mais cette dernière est beaucoup plus ancienne.
Elle s’appelle cheikha Raâdia, très connue dans les milieux des cabarets de l’Est du pays. Cette femme d’une cinquantaine d’années recrute des filles de l’Est pour devenir danseuses des cabarets, d’où le gain tiré par les propriétaires des cabarets est important.    

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