L’ange diabolisé
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- Créé le lundi 11 mars 2013 19:53
- Écrit par N. M.
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Il y a de la barbarie dans cette affaire d’Agadir où un enfant de 14 ans est emprisonné, accusé d’avoir commis une agression sexuelle sur un autre enfant.
Se peut-il qu’Islem, le pré adolescent présumé coupable et de nationalité algérienne, à l’orée de la puberté, ait commis ce crime comme un adulte ? C’est difficile à concevoir car si la délinquance juvénile existe malheureusement, ce genre d’actes de la part d’un enfant doit être appréhendé soit comme un jeu inconscient portant préjudice, soit comme une déviation relevant davantage de la pédopsychiatrie que d’un tribunal.
En l’occurrence, en ce qui concerne le petit Islem, rien ne justifie son emprisonnement, qui plus est dans un pays étranger pas si pointilleux qu’on le souhaiterait en matière de protection de l’enfance. Comme dans beaucoup d’autres pays pauvres, nombre d’enfants sont exploités ou maltraités au Maroc et l’on ne comprend donc pas comment une querelle de gosses a fini par transformer un gamin en «pointeur» risquant entre 10 et 20 ans de prison. Un véritable cauchemar pour le jeune sportif parti chez ce pays voisin, dans le cadre des échanges fraternels entre les fédérations de voile des deux pays. Cette tragique épreuve risque d’affecter à vie l’enfant aux fers depuis plus de vingt jours. Quelle justice peut infliger un tel châtiment et quelles procédures a menées la défense pour qu’on en arrive à ce procès scandaleux d’aujourd’hui ? Un procès révoltant parce qu’il dramatise un jeu de gamins qui se seraient amusés à se descendre mutuellement le pantalon sans qu’on ait à s’imaginer quelque vilaine entreprise ! La victime, l’autre enfant de nationalité marocaine, a-t-elle été réellement violentée pour qu’Islem soit traité de la sorte ? C’est ce que nous espérons savoir au cours de l’audience qui pourrait aussi révéler le zèle de l’appareil judiciare marocain à diaboliser un enfant, d’habitude associé aux anges dans la tradition musulmane. Alors, restons tous mobilisés pour que justice soit rendue à notre très jeune compatriote qui subit, peut-être, la violence des juges qui utilisent parfois la loi contre la morale.


