La communauté marocaine en Algérie tente d’intervenir pour faire retirer la plainte
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- Créé le lundi 11 mars 2013 19:49
- Écrit par Z. M.
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Le jeune Islem comparaît aujourd’hui devant le juge à Agadir
La délégation de juristes dépêchée par l’Association pour la protection des droits de l’enfant, Nada, fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire libérer le jeune Khoualed Islem, a assuré hier le président de cette association, Abderrahmane Arâr, dans une déclaration au Jeune Indépendant.
Le réseau Nada a suivi dès le début l’affaire de cet enfant algérien de 14 ans, incarcéré dans une prison marocaine depuis le 11 février dernier pour «agression sexuelle contre un athlète marocain de son âge suite à une plainte déposée par le père de ce dernier. «Il n’y a aucune preuve matérielle qui prouve ces accusations lourdes», selon M. Arâr qui avance comme argument le rapport du médecin légiste marocain attestant l’inexistence de la moindre trace d’agression ou de violence sexuelle sur le corps de la présumée victime.
Le président du réseau Nada a affirmé d’ailleurs que son association a dépêché deux avocats dans la ville marocaine d’Agadir pour coordonner avec l’avocat désigné par le consulat algérien et l’avocat de la famille Khoualed qui devraient prendre en charge la défense du jeune accusé, lequel comparaîtra aujourd’hui devant le juge d’Agadir.
M. Arâr a déclaré qu’il s’attend à la libération de l’enfant Islem, notamment après sa médiation auprès de la famille du plaignant afin de retirer sa plainte. «Nous sommes parvenus, avec l’aide des membres de la communauté marocaine en Algérie, à contacter la famille du plaignant afin de la convaincre à retirer sa plainte», a-t-il expliqué.
Le jeune Khoualed, champion d’Afrique dans la discipline de la planche à voile, bénéficie d’un large mouvement de solidarité sur les réseaux sociaux et les sites web d’autant que le rapport du médecin légiste prouve son innocence. Ce qui inquiète les parents de l’enfant et les associations algériennes, c’est la tournure prise par cette affaire qui est passée d’un simple délit à une affaire pénal. Cela signifie que le jeune Islam risque entre 10 et 20 ans de prison.
La justice marocaine tranchera aujourd’hui sur son sort.


