Mohamed Benmeradi à l’occasion de la journée d’étude sur le tourisme saharien à Adrar :
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- Créé le lundi 11 mars 2013 19:34
- Écrit par Ahmed K.
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«Le développement touristique est tributaire du tourisme interne»
Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Benmeradi, a appelé les acteurs du secteur
au développement du tourisme interne. Il a insisté, hier, à l’occasion de l’inauguration de la journée d’étude sur le développement du tourisme saharien, en affirmant que «la relance et le développement des activités touristiques passe inéluctablement par la nécessité de développer le tourisme interne».
«si le tourisme mondial a enregistré, pour la première fois de son histoire, plus d’un milliard de touristes et 200 milliards de dollars de chiffre d’affaires, c’est grâce aux politiques internes, tout en évoquant les experts qui affirment pour leur part que «le développement du tourisme local est une locomotive pour le tourisme réceptif».
Le ministre explique l’intérêt croissant que portent les pouvoirs publics au secteur du tourisme, en particulier au tourisme interne, par plusieurs facteurs, entre autres, le rôle du tourisme dans le soutien et le développement local, en matière de création de richesse et d’emploi, et la demande interne considérable enregistrée ces dernières années ainsi que l’existence d’un marché prometteur pour les produits du tourisme intérieur.
Pour étayer ses dires, le ministre a indiqué que « les statistiques indiquent que plus de deux millions d’Algériens passent leurs vacances à l’extérieur du pays en raison de l’absence d’une offre ne répondant pas à leur demande et exigence. D’autre part, il a insisté sur la nécessité d’attirer le plus grand nombre possible d’Algériens au niveau des pôles touristiques nationaux, notamment durant la saison estivale, afin de soutenir et de développer l’économie nationale. Selon lui, la création d’un marché touristique interne protégera notre économie de l’instabilité de l’activité touristique mondiale.
Dans le même contexte, il a noté que «l’activité touristique interne connaît beaucoup de dynamisme au cours de la saison estivale, mais, en revanche, a-t-il souligné, il y a réduction de la demande intérieure en dehors des mois de l’été «. Selon lui, cette réduction en dehors de la saison estivale est due à l’absence de professionnels en mesure de formuler une offre convaincante et à la faiblesse des campagnes de promotion ainsi qu’à l’absence de programmes de marketing.
Pour protéger le tourisme, le ministre a estimé que l’encouragement des flux touristiques vers les pôles intérieurs est l’une des clés du «dilemme». Il ajoutera dans ce sens que «la réalisation de cet objectif n’est pas facile, certes, mais reste largement possible, pour peu que les efforts de tous les opérateurs et intervenants se conjuguent pour exploiter les potentialités existantes de manière judicieuse et rationnelle». Mettant l’accent par ailleurs sur le rôle de cette journée d’étude, le ministre a souligné que «celle-ci est un espace de collaboration entre les opérateurs du nord du pays et les représentants des associations et les professionnels du Sud, afin de réfléchir ensemble pour parvenir à attirer les flux de touristes de l’intérieur du pays vers les zones sahariennes». Le ministre a indiqué que «la tutelle est les initiatives des acteurs du tourisme et de l’artisanat ont fourni un effort conjoint de valorisation et de promotion d’offres touristiques de qualité». Le ministre a rappelé «la nécessité de respecter l’aspect local en architecture, en culture et l’authenticité de ces régions, et de favoriser les retombées économiques directes». L’écosystème du Sahara est fragile, sa préservation est notre responsabilité collective et individuelle. «Le Sahara est certes un capital touristique, mais avant tout un capital national ; tous ses aspects sont essentiels et nous devons avoir le souci permanent de les préserver», a-t-il dit. Et d’ajouter : «Nous avons un patrimoine, une culture, des traditions dans chacune de nos régions, qui constituent autant de trésors à découvrir par des touristes en quête de destinations insolites, de nouvelles émotions loin des offres touristiques banalisées de nombreux pays méditerranéens», avant de synthétiser en affirmant que « notre ambition est de permettre aux acteurs de la filière d’exploiter le potentiel touristique dans les meilleurs conditions «.


