Péninsule coréenne
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- Créé le mardi 5 mars 2013 19:30
- Écrit par Djamel Zerrouk
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Pyongyang menace de rompre l'armistice avec Séoul
Pyongyang a menacé hier (mardi) d'annuler l'armistice conclu à l'issue de la guerre de Corée (1950-1953) si les Etats-Unis et Séoul poursuivent leurs manœuvres conjointes, rapporte l'Agence télégraphique centrale de Corée du Nord (KCNA).
Selon les médias internationaux, les sanctions imposées contre la Corée du Nord peuvent également servir de prétexte pour rompre l'armistice de Panmunjom, accord prévoyant la division de la Corée en deux zones à la hauteur du 38e parallèle, où une zone démilitarisée a été installée. La guerre de Corée s'est achevée par la signature d'un accord d'armistice, ce qui signifie que, formellement, elle n'est pas terminée. Les Etats-Unis, dont les troupes combattaient en Corée au sein des forces de l'Onu, refusent de signer un accord de paix avec Pyongyang, tout en gardant ses quelque 28.000 soldats en Corée du Sud. De son côté, le premier ministre japonais Shinzo Abe, dans un souci de renforcer la tension dans la péinsule, a appelé il y a quelques jours Washington à inscrire la Corée du Nord sur la liste américaine des pays soutenant le terrorisme, a annoncé l'agence Kyodo.
Dans son discours devant le parlement nippon, le premier ministre a souligné que les sanctions financières lui semblaient les plus efficaces et qu'il allait demander aux Etats-Unis de les durcir. M. Abe a également déclaré qu'il chercherait à obtenir que la Corée du Nord soit incluse dans la liste des pays soutenant le terrorisme. Pour rappel, le 12 février, Pyongyang avait effectué un essai nucléaire souterrain en faisant exploser une bombe « légère et compacte » d'une grande puissance destructrice. Cet esssai a été condamné par les Etats-Unis, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, le Japon et la Russie. En 1987, les Etats-Unis ont inscrit la Corée du Nord sur leur liste (sic) des pays soutenant le terrorisme, mais l'ont rayé de cette liste en 2008. Pyongyang souligne que son essai nucléaire constituait un acte d'autodéfense et qu'il n’allait pas à l'encontre du droit international, selon un communiqué de l'ambassade de la Corée du Nord en Russie dont RIA Novosti a obtenu copie. Le document cite une déclaration de la diplomatie nord-coréenne selon laquelle cet essai « est un acte légitime d'autodéfense non contraire au droit international ». « Nous n'avions aucun besoin ni aucune intention d'effectuer ce test nucléaire », car « les potentiels de dissuasion nucléaire existant dans le monde sont suffisants pour détruire par des frappes ponctuelles les foyers d'agression dans toute région de la planète », indiquait le communiqué de l'ambassade nord-coréenne.


