ArcelorMittal Annaba
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- Créé le samedi 23 février 2013 20:29
- Écrit par Nabil Chaoui
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Nouveaux troubles au complexe sidérurgique d’El-Hadjar
Les travailleurs du complexe sidérurgique d’El-Hadjar ne lâchent pas prise et exigent à nouveau la règle 51/49, ou à défaut la renationalisation de l’ancien fleuron de l’industrie algérienne, entre autres l’usine de fabrication de l’acier d’El-Hadjar, a-t-on appris hier auprès de Smaïn Kouadria, actuellement député à l’APN et qui suit jour après jour l’évolution conflictuelle qui prévaut à l’intérieur dudit complexe.
Selon le député, ancien secrétaire général du syndicat d’entreprise, les sidérurgistes, à l’initiative de leur syndicat dont le mandat est arrivé à terme en août dernier, vont organiser le 25 février prochain une assemblée générale pour décider qui chapeautera, a priori, les prochaines élections du syndicat d’entreprise d’ArcelorMittal Annaba et ensuite exiger l’application de la formule de partenariat 51/49 reconduite dans la loi de finances 2013. Concernant le premier point, à savoir le renouvellement du syndicat, les travailleurs vont décider d’un commun accord, selon les syndicalistes du complexe sidérurgique, que « seule la centrale syndicale pourrait organiser ces élections pour raison que l’union locale de Sidi Amar, territorialement compétente, n’est pas en mesure de le faire car son secrétaire général n’est autre que Aïssa Menadi, nommé dans le chaos qui avait existé durant les dernières élections locales, par son ami Tayeb H’marnia, secrétaire général de l’union de wilaya UGTA d’Annaba «.Et de poursuivre que « ni Aïssa Menadi ni Tayeb H’marnia ne sont des travailleurs pour la seule raison qu’ils n’on aucun poste de travail connu «. Concernant la renationalisation du complexe sidérurgique d’El-Hadjar ou le rachat de 21 % sur les 70% des capitaux d’ArcelorMittal Annaba, contre 200 millions de dollars, pour que l’Etat algérien devienne majoritaire à hauteur de 51%, contacté, Smaïn Kouadria, actuel député à l’APN et membre de la commission des finances, affirme sans ambages qu’ « effectivement, sous le gouvernement Sellal, plusieurs réunions ont eut lieu entre les représentants d’ArcelorMittal groupe et des représentants du gouvernement pour tenter d’acheter 21% des capitaux que détient la multinationale de l’acier au niveau de l’usine d’El-Hadjar». Et de poursuivre que «la raison qui avait poussé le gouvernement à agir ainsi trouve ses conséquences dans les lourdes importations en acier, qui avoisinent chaque année 10 milliards de dollars». Smaïl Kouadria nous révèle enfin qu’»ArcelorMittal groupe n’a plus les moyens de s’autofinancer, puisqu’il est endetté de quelque 22 milliards de dollars à travers le monde et uniquement durant ses deux exercices financiers de 2011 et 2012, l’entreprise mère a été déficitaire de 2 milliards de dollars». En plus, ArcelorMittal a toujours été loin d’honorer ses engagements signés en octobre 2002 avec le gouvernement algérien : «ArcelorMittal, autrefois Ispat, n’a pas atteint les objectifs contractés avec les pouvoirs publics qui sont la préservation des emplois et la production de 2 millions de tonnes d’acier par an (…) L’Etat a tous les droits de revoir son partenariat avec cette multinationale». Il faut signaler qu’en 12 ans de partenariat, ArcelorMittal n’a jamais atteint la barre de 1 million de tonnes d’acier/an et sur les 12 000 travailleurs qui existaient lors de son installation, seuls quelque 5 500 travaillent, existent et vivent encore avec «la peur au ventre de se voir remerciés par rapport au prochain plan de restructuration», nous a affirmé notre interlocuteur. Pis encore, l’ex-syndicaliste du conseil syndical de l’entreprise ArcelorMittal, aujourd’hui député sur la liste du Parti des Travailleurs, dénonce «les coups bas de la multinationale de la sidérurgie cherchant à brader ses 70% détenus à AMA contre 200 millions de dollars». Selon Smaïn Kouadria, «ArcelorMittal groupe a rencontré à deux reprises le patron de Cevital, Issad Rebrab, une fois à Londres et une fois à Paris pour lui céder la totalité de ses actions en échange de 200 millions de dollars (…) mais le patron de Cevital a refusé ces propositions pour raison que la valeur du complexe sidérurgique, véritable fleuron de l’Industrie ne vaut pas cette somme d’argent». Il faut signaler un fait important dans cette affaire : AMA, dans un communiqué diffusé il y a une dizaine de jours (voir nos éditions précédentes) avait démenti chercher son départ de l’Algérie, mais n’avait rien apporté comme démenti concernant ses rencontre avec M. Rebrab. Donc, information tenue comme vraie. Et c’est grave !


