La grève des fonctionnaires de l’administration publique a pris fin hier
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- Créé le mercredi 20 février 2013 19:22
- Écrit par Z. M.
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Le SNAPAP annonce un taux de suivi de 85 %
La grève nationale de trois jours entamée par les fonctionnaires suite à l’appel du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP, aile Felfoul), a pris fin hier.
Cependant, le syndicat recommande aux travailleurs d’être prêts pour entamer d’autres mouvements de protestation au cas où les pouvoirs publics refuse de répondre favorablement à leurs revendications. Selon un communiqué de presse rendu public hier, le mot d’ordre du syndicat a été largement suivi par les agents de la fonction publique. «Au troisième jour de la grève le taux de suivi a été de 85 %», lit-on dans ce communiqué signé par le secrétaire national chargé de l’information au sein du SNAPAP, Hamrani Djilali. Ce syndicaliste, qui a qualifié ce mouvement de grève de résistance «historique» des travailleurs et des fonctionnaires de tous les secteurs, a cité les administrations de certains secteurs qui ont été quasiment paralysées par ce débrayage, notamment l’agriculture et les ressources hydriques, l’habitat et l’urbanisme, les travaux publics, la solidarité et la famille, l’enseignement supérieur, l’éducation, et la formation professionnelle. Pour ce syndicat, la grève a été largement suivie même si l’impact diffère d’une région à une autre et d’une administration à l’autre. «Les communes ont également répondu massivement à la grève malgré les dépassements de certains responsables locaux qui comptaient faire échouer la grève à travers les menaces», écrit le SNAPAP. Ce même communiqué cite, entre autres, des dépassements dans la commune de Sidi Rached dans la wilaya de Constantine, où les travailleurs ont été contraints de sortir dans la rue pour manifester leur colère. Egalement des dépassements au sein de l’institut du froid de Bir Mourad Raïs contre des fonctionnaires «en raison de leur adhésion au SNAPAP». Selon les responsables du SNAPAP, le syndicat compte 380 000 adhérents et les personnels concernés par cette action de protestation- les corps communs et les ouvriers professionnels- dépasseraient 800 000 travailleurs. Quant à leur plateforme, elle s’articule autour de plusieurs points dont la révision du décret relatif au statut particulier des corps communs de la fonction publique, ainsi que celui des ouvriers professionnels, chauffeurs et agents de sécurité, l’amendement du régime indemnitaire des deux catégories de travailleurs, l’intégration des 300 000 travailleurs contractuels, la promotion automatique, la valorisation des DEUA, l’octroi d’une prime de fin de service aux retraités à raison d’un mois de salaire pour une année d’exercice et la révision du congé de maternité. Ce syndicat avait déposé le 4 février dernier un préavis de grève et une plateforme de revendications auprès du ministère du Travail et du Premier ministère. «Mais il n’y a pas eu de réponse», regrette le chargé de communication du syndicat en prévenant que le mouvement de protestation risque de s’intensifier si jamais les pouvoirs publics refusait de répondre à leurs revendications.


