La contestation s’amplifie dans le Sud du Yémen
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- Créé le mercredi 20 février 2013 19:10
- Écrit par R. I.
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Les sudistes durcissent le ton face au président Hadi
La police yéménite a arrêté deux responsables du mouvement autonomiste sudiste à Aden (sud), où la tension est vive à la veille de manifestations rivales pour le premier anniversaire du départ de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, selon une source de sécurité.
Qassem Askar, secrétaire général du Conseil supérieur du Mouvement sudiste, a été arrêté hier, et un dignitaire religieux, cheikh Hussein Ben Chouaib, accusé d’«incitation» à la violence, a été appréhendé mardi soir.
L’annonce de ces arrestations intervient à la veille du premier anniversaire de l’élection du président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui a succédé le 21 février 2012 à Ali Abdallah Saleh, poussé au départ sous la pression de la rue après plusieurs mois de contestation. Partisans et adversaires du président Hadi ont annoncé qu’ils se mobilisaient pour manifester aujourd’hui à Aden, suscitant la crainte d’actes de violence.
Le parti islamiste Al-Islah, fidèle au chef de l’Etat, a appelé ses partisans dans les provinces du Sud à un rassemblement à Khor Maksar, un quartier d’Aden. «Nous pensons que les sages du Mouvement sudiste ne vont pas recourir à la violence contre ce rassemblement pacifique», a déclaré Abdallah Al-Alimi, chef du Conseil de coordination des jeunes de la révolution, relevant d’Al-Islah.
Pour sa part, le président du Conseil supérieur du Mouvement sudiste, Hassan Baoum, a exhorté «les fils du Sud» à participer «massivement» à Aden à une manifestation hostile au président Hadi et à poursuivre la lutte pour «la libération» du Sud, un Etat indépendant jusqu’en 1990. «Nous avions déjà prévenu Al-Islah qu’il ne devrait organiser aucune manifestation jeudi à Aden», a déclaré un dirigeant sudiste Nasser al-Khabji, avertissant que «des affrontements pourraient éclater» en cas de participation de «nordistes» à la manifestation.
La semaine dernière, deux personnes ont été tuées à Aden lorsque la police était intervenue pour séparer des manifestants rivaux du Mouvement sudiste et d’Al-Islah, engagés dans de violents affrontements à l’occasion du 2e anniversaire du déclenchement du soulèvement de 2011.
Le Mouvement sudiste réclame l’autonomie, et pour sa tendance dure, dirigée par l’ancien vice-président Ali Salem Al-Baïd, refuse de prendre part au dialogue national qui doit s’ouvrir le 18 mars dans le cadre de l’accord de transition et doit abordé entre autres la question sudiste.


