S-300 pour l’Iran
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- Créé le vendredi 31 mai 2013 18:22
- Écrit par Readaction Jeune Independant
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La Russie souhaite un accord à l’amiable
La Russie a peu de chances de gagner le procès sur le non-respect du contrat portant sur la vente de missiles sol-air S-300 à l’Iran, elle aspire à un accord à l’amiable, a annoncé jeudi à Amman le président du holding russe de hautes technologies Rostec Sergueï Tchemezov.
« Un procès est en cours auprès d’un tribunal arbitral suisse. Malheureusement, nous avons peu de chances de le gagner. A présent, nous cherchons à régler l’affaire à l’amiable avec l’Iran, mais en vain », a indiqué M.Tchemezov lors d’une cérémonie d’inauguration de l’usine d’assemblage de lance-roquettes RPG-32 en Jordanie. La Russie a signé un contrat d’environ 800 millions de dollars sur la livraison de cinq unités complètes de missiles sol-air S-300 à l’Iran en 2007. En septembre 2010, Moscou a suspendu l’exécution du contrat avant de rompre le contrat en octobre de la même année en application de la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU interdisant la livraison d’armes conventionnelles à Téhéran. Le ministère iranien de la Défense a porté plainte auprès de la Cour internationale d’arbitrage de Genève contre l’exportateur d’armes russe Rosoboronexport. La République islamique cherche à obtenir 4 milliards USD de réparations. Après l’annulation du contrat, les Etats-Unis, qui critiquaient la Russie pour ses livraisons d’armes à l’Iran, ont changé de rhétorique. « A présent, les Américains disent que la Russie doit assumer la responsabilité de sa décision de rompre le contrat, la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU ne concernant pas les missiles S-300 qui sont une arme défensive», a ajouté M. Tchemezov.
Qui plus est, les missiles S-300 fabriqués sur mesure pour l’Iran ne peuvent pas être vendus à un autre pays. Le système S-300 est très complexe. Il comprend des moyens de frappe, des radars, d’autres composantes que chaque client choisit de son gré et dont certains éléments peuvent être commandés à des pays tiers. Les missiles S-300 destinés à l’Iran sont donc un produit spécifique difficile à vendre à l’étranger, d’après le responsable. Le contrat de livraison de S-300 à l’Iran engageait la Russie à fournir cinq unités complètes de ces systèmes antiaériens pour un montant d’environ 800 millions de dollars. Or, l’exécution du contrat a été suspendue en septembre 2010 par le président russe de l’époque Dmitri Medvedev. « Si Poutine était au pouvoir à cette époque, l’Iran aurait pris sa marchandise le plus normalement du monde », commente un observateur comme pour rappeler que Medvedev «était plutôt très allié avec l’Occident». D. Z.


