Torture de six Sahraouis dont un enfant
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- Créé le vendredi 17 mai 2013 19:30
- Écrit par Readaction Jeune Independant
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Amnesty International appelle à une enquête indépendante
Les allégations selon lesquelles six Sahraouis, dont un enfant, en garde à vue au Sahara occidental, ayant subi des tortures par les forces de sécurité marocaines, ont fait réagir hier l’organisation des droits de l’homme Amnesty International (AI). Celle-ci a appelé à une «enquête indépendante et impartiale» concernant ce sujet.
« Les rapports selon lesquels les forces de sécurité marocaines ont utilisé la torture et les mauvais traitements contre les six détenus sahraouis pour les faire parler sont profondément troublants», a affirmé le directeur d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Philip Luther, qui a ajouté que les allégations « doivent être soigneusement étudiées et les responsables de ces actes traduits en justice».
Les six militants pour la cause sahraouies, actuellement détenus à la prison civile Laayoune, capitale du Sahara, ont été inculpés pour «violence contre des fonctionnaires publics», «participation à un rassemblement armé» et «dégradation de biens publics», passibles d’une peine allant jusqu’à 10 ans de prison.
Ces derniers ont déclaré au juge d’instruction qu’ils avaient été torturés et maltraités et que leurs aveux avaient été extorqués sous la torture durant la garde à vue. Amnesty International a demandé la présence de la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) pour « une surveillance adéquate des droits de l’homme dans la région et l’établissement de rapports indépendants et impartiaux sur la situation actuelle, y compris les allégations de torture et autres mauvais traitements», a encore ajouté Philip Luther, qui a expliqué que «cette présence jouera un rôle clé dans la documentation des violations des droits de l’homme qui, autrement, ne sont pas signalés et préviennent des accusations sans fondement dans les autres cas». Dans les prisons marocaines, les détenus sahraouis ont observé mercredi dernier une grève de la faim de 24 heures, pour dénoncer « le crime commis par les autorités de l’occupant marocain dans la prison de Aït Melloul, causant la mort du prisonnier Bourhim Mohamed».
Ces prisonniers ont souligné que «le crime odieux» du prisonnier Bourhim était à l’origine d’une négligence de l’administration de cette prison.
En tout, 138 prisonniers sahraouis ont participé à cette grève de la faim, ont précisé des sources locales.
Y. M.


