Algérie – UE
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- Créé le mardi 14 mai 2013 18:47
- Écrit par Readaction Jeune Independant
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Le Conseil européen approuve l’accord énergétique stratégique
Le Conseil européen vient d’approuver l’accord énergétique stratégique entre l’Algérie et les 27 pays de l’Union européenne qui ouvrira une nouvelle ère de coopération entre les deux partenaires.
L’institution européenne a donné le 15 avril dernier son feu vert aux pays de l’Union pour conclure cet accord avec l’Algérie. L’accord sera ensuite ratifié par le Parlement européen et signé à Alger au plus tard avant le mois de ramadan, à l’occasion d’une visite du commissaire européen à l’énergie Gunther Oettinger, prévue à cet effet. Annoncé pour de début de 2013, la signature de l’accord a traîné du fait de la complexité des procédures en vue de sa validation au niveau des institutions européennes, a indiqué une source à l’APS. Ce partenariat donnera un nouvel essor aux relations énergétiques algéro-européennes en ouvrant de nouvelles perspectives de développement en Algérie de l’énergie conventionnelle, des énergies nouvelles et renouvelables, de la pétrochimie et de la transformation des hydrocarbures en général. Il devrait également permettre un rebond des flux des investissements dans l’énergie, tant revendiqué par l’Algérie, un transfert technologique et la mise en œuvre de projets dans les énergies conventionnelles et non conventionnelles. Fournisseur important de l’UE en énergie, l’Algérie assure, à elle seule, entre 13 % et 15% des besoins européens en gaz. Dans cet accord, Alger a défendu un retour des investissements dans l’énergie à travers des partenariats en amont et en aval, l’Union européenne, déjà liée par de tels types d’accords avec la Russie et le Qatar, devrait sécuriser quant à elle ses approvisionnements en énergie. L’Algérie demeure l’un des rares fournisseurs fiables en énergie du continent européen, mais les relations énergétiques entre les deux partenaires n’ont pas toujours été au beau fixe, estiment des observateurs. Les entraves imposées par l’UE pour le déploiement de Sonatrach sur le marché européen ont souvent pénalisé le groupe algérien. Sonatrach avait fermement critiqué la directive de la Commission européenne qui interdit aux producteurs de l’énergie de distribuer directement leurs produits sur le marché européen. La directive de Bruxelles de scinder les activités de production, de transport et de distribution de l’énergie pour lutter contre des marchés d’énergie très concentrés avait suscité le mécontentement des fournisseurs traditionnels de ce continent, comme l’Algérie et la Russie. Le groupe Sonatrach estime être lésé par cette mesure car ayant consenti des investissements énormes dans le transport du gaz dans l’espoir de pouvoir les amortir en intervenant dans la distribution directe de cette énergie sur le marché européen. De plus, l’Algérie avait aussi mis sur la sellette le manque d’engouement des compagnies énergétiques européennes pour l’investissement dans l’exploration pétrolière.
L’UE s’est fermement opposée à la naissance d’une industrie pétrochimique en Algérie. Cette opposition s’est illustrée notamment par les barrières douanières qu’elle avait imposées aux engrais algériens, supprimées par la suite en 2011.
M. B.


