Des horizons 2015 du Dimajazz

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Marquée notamment par son intégration à la Journée internationale du jazz (30 avril), décrétée en novembre 2012 par l’Organisation des nations unies pour l’éducation les sciences et la culture, la onzième édition du Dimajazz international (25 avril - 3 mai) s’est terminée avec des notes optimistes inhérentes à la manifestation Constantine capitale de la culture arabe 2015.


Dores et déjà, le commissariat du Dimajazz songe à son action inhérente à la manifestation Constantine capitale de la culture arabe 2015. D’ici là, la ville des Ponts sera dotée de nouvelles infrastructures, en particulier une salle de spectacles de trois mille places. Ce qui permettra audit festival de «viser d’autres objectifs», selon son responsable à la presse et la communication, Noureddine Nesrouche qui affirme que «nous allons faire tout notre possible pour que Constantine soit désignée ville officielle du jazz, dans le cadre de la politique de l’Unesco». En entamant sa deuxième décennie, le festival Dimajazz gagne la reconnaissance de l’Organisation des nations unies pour l’éducation les sciences et la culture (Unesco), mais aussi celle des artistes, des professionnels de la musique et de l’édition et la communication, d’un large public qui apprécie également cette manifestation annuelle pour son ouverture sur les autres genres musicaux, sa qualité en matière de son et de programmation. Pour son commissaire, Zoheir Bouzid, connu aussi pour sa fonction de directeur artistique, cette «qualité artistique est encore meilleure que toutes les années précédentes. Les couleurs des prochaines années sont déjà annoncées», mais cette onzième édition est amputée du festival Off (celui consacré aux jeunes talents algériens parallèlement au Dimajazz). Cela est dû d’après lui à un seul motif   : «Le Off, ce n’était pas vraiment faisable cette année en raison de la période de préparation au baccalauréat». La difficulté réside à ce niveau là. Il n’empêche que les soirées du Dimajazz, dans la salle du Théâtre régional de la ville, sont animées par un nombre considérable de jeunes. Cette jeunesse a aussi évolué et pris de la maturité au sein de l’équipe organisatrice. Pour Noureddine Nesrouche, il est certain que ce festival est sur une «courbe progressive en gagnant deux paris. Le premier est d’avoir créé un événement dans un environnement pratiquement désert, à un moment où il était encore difficile, voire impossible de créer un tel événement dans une ville comme Constantine. Le deuxième pari   est de produire un festival de ce niveau là en ramenant des stars mondiales qui peuvent jouer dans les meilleures conditions. Pour réaliser cet évènement dans les standards mondiaux, il suffit d’avoir ce savoir faire». De son côté, l’autre membre du commissariat, Kamel Belkacem, estime que la programmation de «Ali Di Meola et Randy Brecker pour le 30 avril, c’est déjà un défi relevé depuis trois ans. Aussi, «le fait que le festival soit le seul événement dans le monde arabe à être officiellement reconnu par l’ Unesco, c’est que ce festival a de la notoriété» dans le monde du jazz.
    Mohamed Rediane

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