La guerre au Nord du mali a livré de nouvelles données «politiques»
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- Créé le samedi 27 avril 2013 18:42
- Écrit par Readaction Jeune Independant
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Paris – MNLA, le torchon brûle
Et ce qui devait arriver arriva. Les relations politiques entre le Mouvement national de libération de l’Azawad, (MNLA) et les autorites françaises ne sont pas ce qu’elles étaient il y a quelques mois, c’est-à-dire avant l’invasion militaire française au nord du Mali. En effet, celle-ci a changé les données dans la région.
Le MNLA est en train de subir des pressions de la part de la France. Une France qui, pourtant considérée comme un pays défendant la cause du peuple de l’Azawad, a étrangement changé de politique vis-à-vis du MNLA depuis l’intervention des troupes françaises au Mali pour déloger les groupes terroristes (AQMI et leurs sbires). Ce qui a permis l’existence de nouvelles données favorables pour la France. Il semblerait que les intérêts français économiques, politiques, militaires mais aussi stratégiques soient inestimables dans la région du Sahel, plus particulièrement au Mali. C’est ce qui a poussé Paris à changer de langage, voire de position vis-à-vis du conflit mettant aux prises le MNLA et l’Etat malien. Avant la guerre au Mali, nombre de responsables du Mouvement national de libération de l’Azawad ont séjourné en France. Ils avaient alors été accueillis comme de véritables hommes politiques au Quai d’Orsay par de hauts responsables, mais aussi par François Hollande, et ce pour parler de l’avenir du nord du Mali et des perspectives entre le MNLA et l’Etat français. Toutefois, les résultats acquis suite à l’intervention militaire dans le Nord, presque inattendus par tous, y compris la France, ont brisé les ailes du MNLA. Le mouvement en question a été lâché par Paris, pour ne pas dire rayé définitivement de la nouvelle carte politique au Mali. Pour preuve : le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en visite avant-hier à Kidal, ville historique du peuple de l’Azawad, a passé un message clair aux responsables du MNLA, expliquant que la France refusera l’existence de deux forces militaires au Mali. Un commentaire directement adressé au MNLA. Le mouvement armé de l’Azawad n’a pas tardé à rendre la « monnaie » au ministre français de la Défense, et par la même occasion aux autorités françaises en général, en expliquant, dans un communiqué diffusé le même jour et signé par le porte-parole du Mouvement de l’Azawad, Mossa Ag Attaher, que le MNLA ne cèdera jamais. D’autre part, le MNLA s’est dit scandalisé par les déclarations de la diplomatie française qui « prépare le terrain » aux exigences maliennes de désarmement d’un mouvement populaire et révolutionnaire lequel n’a d’autre aspiration que celui de vivre en paix sur son territoire et protéger son peuple contre des exactions commises au grand jour, d’ailleurs confirmées par les organisations internationales des droits humains.
Vers un nouveau conflit militaire MNLA Etat malien
Le MNLA est allé loin dans son dernier communiqué, qui date d’avant-hier, et à travers lequel les responsables de ce mouvement armé se disent prêts à reprendre les armes et mener une guerre contre l’Etat malien au cas où ce dernier tente de les provoquer. « Nous sommes prêts à réagir militairement à toute provocation », a rapporté le communiqué du MNLA, faisant allusion ceux que le mouvement a qualifiés de putschistes de Bamako.
Toujours selon le communiqué signé par le porte-parole du MNLA Mossa Ag Attaher, le mouvement a affirmé que le Mali projetait, avec la bénédiction de la France, d’attaquer les positions militaires contrôlées par ses unités à Anefis, Kidal et Ménaka et qu’il avait, pour cela, mobilisé 300 véhicules. Le MNLA confirme que tous ses combattants sont prêts à mourir pour protéger les populations de l’Azawad contre les inévitables exactions de l’armée malienne. Cette armée de putschistes, composée de «criminels» avérés, déjà largement dénoncés par Amnesty International et Human Rights Watch, selon le communiqué, ne parviendra à mettre la main sur les populations de l`Azawad, qu’après avoir exterminé le dernier des soldats du MNLA, et ce quels que soient les soutiens dont bénéficient les putschistes de Bamako. Le MNLA précise également que même s’il avait la terre entière contre lui, il n’acceptera jamais de livrer les populations civiles de l’Azawad aux horreurs de l’armée malienne et combattra jusqu’au dernier souffle. Par ailleurs, le MNLA a également appris que les membres du «Groupe de contact et de soutien du Mali», réunis à Bamako, ont unanimement demandé le désarmement du MNLA comme «préalable» à toute négociation politique. Le MNLA, souligne le communiqué, les informe qu`il ne désarmera que le jour où un véritable accord politique et définitif sera trouvé.
Sofiane Abi


