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Yousfi : la règle 51/49 est souvent contournée

7 février 2018 | 22:55
Youcef Yousfi Zineb Messaoudene


Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a révélé que la règle 51/49 relative à l’investissement étranger en Algérie a souvent été « contournée ». « Cette loi n’a pas découragé beaucoup d’investisseurs et cette majorité de 51 % a été souvent contournée, mais je ne veux pas en dire plus », a-t-il lancé ce mercredi à l’adresse des chefs d’entreprises français à l’occasion de la création du Conseil d’affaires algéro-français (CAAF). Le ministre, qui voulait rassurer les opérateurs français sur le climat des affaires en Algérie, leur a conseillé patience et persévérance. « Je sais qu’il y a des difficultés, des retards de payement et des lourdeurs administratives que nous essayons de régler, mais il faut voir les résultats des investissements sur le long terme », leur a-t-il conseillé.


Plus convaincant, le ministre a affirmé une agressivité avérée des industriels étrangers qui ne reculent pas devant les difficultés. « Parmi eux, beaucoup y gagent de l’argent et c’est tant mieux pour eux et c’est tant mieux pour nous », a-t-il dit en ajoutant que beaucoup d’entreprises à travers le monde sont conscientes de cet élan en Algérie et viennent y investir. Parmi ces dernières il a cité des françaises, des américaines, des turques et des chinoises. « Je ne connais pas beaucoup de partenariats qui ont échoué », a-t-il insisté. « Le ministre a ajouté que la crise financière aiguë provoquée par la chute des cours du pétrole a provoqué un choc pour l’Algérie. « Mais, a-t-il poursuivi, il y a eu surtout une prise de conscience collective sur la nécessité de diversifier l’économie nationale. » Il a affirmé que ce choc a néanmoins été amorti par le payement anticipé de la dette extérieure du pays durant l’aisance financière. Il a également rappelé que beaucoup d’argent généré par les hydrocarbures a été investi durant ces 20 dernières années dans les infrastructures qui constituent l’élément de base pour la croissance et le développement des investissements. En ce qui concerne l’industrie, le ministre a estimé que son secteur avance de plus en plus avec le secteur agroalimentaire en tête, puisque celui-ci regroupe 20 000 entreprises en activité.


Il a également cité les matériaux de construction dont le ciment, avec une surproduction de 40 % prévue. La branche mécanique n’est pas en reste. Yousfi a même parlé d’un essor de cette branche grâce à l’industrie militaire et l’industrie automobile. Il a même tenu à préciser qu’il ne parle pas de simple opération de « montage » mais de vraies productions industrielles. Yousfi, qui a qualifié les relations algéro-françaises de denses et de diversifiées, a affirmé que la France a sa place dans la politique économique du pays si elle le désire. « L’Algérie accélère la diversification de son économie hors hydrocarbures ; c’est une décision politique et économique afin de ne plus dépendre du gaz et du pétrole, et la France peut y contribuer si elle le veut », a-t-il souligné en ajoutant toutefois que les hydrocarbures restent un atout pour l’Algérie mais qu’il faut que les autres secteurs participent également à la richesse du pays et à la prospérité de son peuple. Pour sa part, le Président du MEDEF (Mouvement des entreprises de France), Pierre Gattaz, a déclaré que la règle 51/49 est une décision politique et qu’il faut faire de la pédagogie auprès des entreprises françaises pour leur expliquer que cette règle ne met pas en danger leurs investissements et que les signes du climat des affaires en Algérie sont aux vert.


Il a évoqué par ailleurs la question du rapatriement des dividendes qui devrait être facilité, ainsi que le payement des créances des entreprises qui réalisent des projets suite à des appels d’offres. Quant au chef du FCE Ali Haddad, il a exprimé son souhait de construire une alliance stratégique avec la France dont le savoir-faire est avéré, notamment dans le domaine des énergies renouvelables, l’industrie pétrochimique et l’industrie automobile. Au terme de cette rencontre, un Conseil d’affaires algéro-français a été créé par le FCE et le Medef. Le protocole d’accord portant création de ce Conseil d’affaires a été signé par Ali Haddad, président du FCE et Pierre Gattaz, président du Medef, en marge de ce forum.

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