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Washington veut donner un coup d’accélérateur

7 juin 2016 | 19:01
Hocine Adryen

Les Américains comptent donner un coup d’accélérateur aux relations bilatères avec l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme puisque une rencontre entre experts des deux pays est également prévue avant l’ouverture de la 3e session du dialogue bilatéral stratégique algéro-américain qui se tiendra samedi prochain à Alger.

Il s’agit d’un « Iftar working » qui sera coprésidé, côté algérien, par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, et, côté américain, par le Coordonnateur au Département d’Etat américain chargé de la lutte contre le terrorisme, Justin Siberell. La session présidente du Dialogue stratégique entre l’Algérie et les Etats-Unis s’est tenue l’année dernière à Washington. Les deux pays ont convenu lors de cette rencontre de travailler ensemble, entre autres pour améliorer la sécurité régionale et combattre le terrorisme.

Les deux pays ont eu une vaste discussion consacrée à l’examen de la coopération bilatérale et ses perspectives dans les différents domaines ainsi que des questions politiques et sécuritaires d’intérêt commun.

Les deux pays ont convenu lors de ce dialogue annuel de travailler ensemble pour améliorer la sécurité régionale, combattre le terrorisme, accroître le partage d’informations, promouvoir la non-prolifération des armes et coordonner les programmes de renforcement des capacités des partenaires régionaux. Les Etats-Unis ont annoncé dans un communiqué soutenir les efforts de l’Algérie pour diversifier son économie et attirer plus d’investissement étranger ainsi que le développement du secteur de l’énergie du pays.

Le Dialogue stratégique algéro-américain, auquel le président Bouteflika et le président Barack Obama avaient fixé des missions de grande portée, a été élevé en 2014 au niveau des ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Il a été instauré en 2012, avec le déroulement à Washington de la première réunion, à la faveur de l’intensité des relations entre l’Algérie et les Etats-Unis. Récemment, les Etats-Unis ont demandé à l’Algérie un certain nombre de conseils afin d’améliorer la lutte contre le terrorisme. 

C’est par le biais de l’AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique que Washington a demandé à Alger de lui donner des conseils en matière de lutte contre le terrorisme.

Le commandant adjoint de l’institution américaine, Phillipe Carter, qui s’est exprimé depuis Alger et a été très clair sur le sujet : « Ma visite en Algérie tend à recevoir des conseils et à échanger sur les questions de sécurité notamment la lutte contre le terrorisme et sur la situation dans des pays comme la Libye et la région du Sahel ».

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis, et, d’une manière plus globale, les occidentaux, ont du mal à trouver une solution pour mettre fin au terrorisme qui sévit en Afrique et plus particulièrement dans la zone sahélo-saharienne. Depuis la présence de la France au Mali, si les djihadistes qui occupaient le nord du pays ont officiellement quitté la zone, de nombreuses attaques ponctuelles se produisent encore.

Si Washington demande l’aide de l’Algérie, ce n’est pas pour rien. En effet le pays connaît malheureusement très bien le terrorisme puisqu’il a été particulièrement touché dans les années 1990. La méthode de travail d’Alger en ce qui concerne le terrorisme est très simple. Elle se base sur le renseignement et sur la coopération avec un certain nombre de pays proches géographiquement.

Mais ce n’est pas tout. L’Algérie a toujours été très ferme et n’hésite pas lorsqu’il s’agit de lancer de vaste offensive contre des groupes armés. Face au terrorisme, Alger est très ferme, intransigeant, et surtout a une méthode qui le plus souvent porte ses fruits.

Ce n’est pas le cas pour les Occidentaux qui peinent sur le sujet. D’autant que la situation en Libye est en train de provoquer des craintes dans les chancelleries européennes et américaines. Le développement de cellules terroristes et la présence de camps d’entraînement pour djihadistes sont avérés et personne ne sait comment la situation va d’évoluer. De par sa position centrale, l’Algérie constitue un interlocuteur incontournable pour mettre à mal les réseaux terroristes.

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