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Vote ce jeudi du projet de loi de finances 2019

13 novembre 2018 | 21:28
loi de finance Mohamed.K


C’est demain que le projet de loi de finances 2019 sera voté. Après deux séances en plénière et des clarifications du premier argentier du pays, les parlementaires devront passer à l’approbation. Le texte, qui ne comporte pas de nouvelles taxes ou d’augmentations des impôts passera comme une lettre à la poste. Les groupes parlementaires des partis de la coalition présidentielle ont reçu des consignes pour voter favorablement.


Avant-hier, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, a affirmé que le prix référentiel du baril de pétrole établi à 50 dollars dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances constituait "une mesure prudente", au regard de la fluctuation des cours de pétrole due à divers facteurs économiques et géopolitiques.


Répondant aux députés, au terme d’une séance-débat à l’Assemblée populaire nationale, M. Raouia a précisé que la fluctuation des cours de pétrole ne peut être prévisible à moyen et à court terme.


Les cours de pétrole ont baissé au début de novembre en cours à 71 dollars/baril, après avoir atteint leurs plus hauts niveaux au début d’octobre avec 86 dollars, sachant que ce prix avait dernièrement baissé au-dessous de 70 dollars/baril.


Le ministre a indiqué que plusieurs analyses de l’OPEP font état d’une éventuelle baisse des cours actuels en raison d’un déséquilibre entre l’offre et la demande en 2019, en prévision de la révision de la convention adoptée par les pays Opep et non Opep (particulièrement la Russie) et d’une reprise progressive de la production irakienne et libyenne.


S’agissant du financement du Fonds de régulation des recettes (FRR), M. Raouia a précisé qu’il sera financé par "l’excédent des recettes fiscales résultant des cours des hydrocarbures, par rapport au prix référentiel fixé dans le cadre de la loi de finances".


« Le Fonds sera systématiquement financé une fois le niveau fiscalité inscrit au budget atteint. L’excédent couvrira le déficit budgétaire avant de recourir au financement non conventionnel », a-t-il ajouté.


Toutefois, les avis étaient mitigés entre les présidents des groupes parlementaires à l’APN, dont certains ont appuyé le contenu tandis que d’autres l’ont critiqué,


chacun selon son appartenance politique.


Le président du groupe du parti du Front de libération nationale (FLN), Mohamed Bouabdallah, a relevé les "efforts consentis dans le texte de loi à l’effet de rétablir la confiance entre le peuple et ses institutions et à leur tête le président de la République, Abdelaziz Bouteflika".


"Le PLF 2019 ne prévoit pas d’augmentation des impôts, mais des mesures qui renforcent le pouvoir d’achat des citoyens, ce qui renforcera le caractère social de l’Etat, garantira la stabilité sociale et renforcera la relation entre le citoyen et son Etat", a-t-il soutenu.


Le président du groupe parlementaire du Rassemblement national démocratique (RND), Fouad Benmerabet, a souligné de son côté, que son parti était soucieux "d’enrichir le projet de loi au service des intérêts des citoyens et pour préserver le pouvoir d’achat, notamment des personnes à faibles revenus, sans pour autant s’opposer à l’intérêt suprême du pays".


Pour sa part, le président du groupe parlementaire du Mouvement populaire algérien (MPA), Hadj Cheikh Barbara, a appelé à la nécessité d’étudier méticuleusement la question des subventions sociales afin de destiner les transferts sociaux aux vrais nécessiteux, réitérant par la même occasion son soutien absolu au président de la République et au gouvernement, tout en saluant le contenu du PLF.


De son côté, le président du groupe parlementaire des indépendants, Lamine Osmani, a estimé que le PLF 2019 n’est "qu’une copie conforme" du PLF 2018, ajoutant que "ce texte n’a apporté aucune nouveauté en matière de diversification de l’économie hors hydrocarbures et de développement des secteurs névralgiques, à l’instar des énergies renouvelables et du tourisme.


Par ailleurs, Ramdane Taazibt, président du groupe parlementaire du Parti des travailleurs (PT), a fait état de la hausse du taux de chômage au moment où le gouvernement proposait seulement la création de 18 000 postes durant l’année 2019, mettant en garde contre les tensions sociales et l’érosion du pouvoir d’achat du citoyen.


M. Taazibt a estimé que le PLF n’a pas donné des solutions à la situation actuelle sur le plan socio-économique, à l’instar de la lutte contre la fraude fiscale, le chômage, le marché parallèle et la corruption, fustigeant, par-là même, le recours du gouvernement au Fonds national d’investissement pour appuyer la Caisse nationale des retraites (CNR).

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