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Vienne n’est pas Waterloo

30 novembre 2016 | 20:42
Mansari Kamel Mansari.


A Vienne, l’Algérie a réalisé un exploit qui fera date dans les annales de L’OPEP. Sa proposition de retirer 1.1 mbj du pétrole du marché a bénéficié de l’adhésion de tous les membres. En réalité le Cartel fera mieux.


Il décide de fixer son quota de production à 32.5 Mbj en retirant 4.45% du surplus dans le marché soit l’équivalent de 1.2 Mbj. C’est un accord historique, commentaient les experts énergétiques sur les plateaux de télévision alors que la plupart d’entre eux affichaient la veille leur scepticisme quant à un quelconque consensus.


L’accord est au-delà des espérances affichées lors de la réunion extraordinaire d’Alger le 28 septembre dernier, qui prévoyait un retrait de 700 000bj seulement. L’OPEP a du suer pour aboutir à cet exploit, en témoignent les norias de visites entre membres de l’OPEP et les tractations marathoniennes avec les membres hors du Cartel marquées surtout par un esprit d’apaisement. Aucune déclaration hostile au consensus n’a précédé la rencontre de Vienne.


Dans cette pénible entreprise, toute la presse spécialisée relève le rôle de l’Algérie qui a été désignée à l’occasion l’un des trois membres comité de suivi de l’organisation aux côtés du Koweït et du Venezuela.


La décision du Cartel a donné des couleurs au marché qui était resté, toute la journée d’hier, attentif à la moindre respiration en provenance des couloirs du 17 Helferstorferstrass. En réglant la question du quota global et en donnant plus de poids au comité de monitoring, le Cartel reprend le contrôle du marché. Jamais depuis 2008, l’Opep n’a été aussi ferme pour sortir de l’impasse et jamais le plaidoyer algérien n’a été aussi bien endossé.


Il s’agit d’un coup de rapière aux sceptiques qui prédisaient une issue de la réunion à la Waterloo qui verrait une collusion des pays du Golfe contre l’Iran. Des rumeurs faisaient état d’un refus saoudien de baisser sa production au profit de son ’’ennemi’’ iranien.


A la veille de la réunion, le marché était fébrile, subissant un net recul par rapport aux séances précédentes. Les spéculateurs avaient misé sur ce "désaccord’’ et ont anticipé un flop qui réduirait à néant l’ambition algérienne.


C’est toutefois le contraire qui s’est produit, permettant ainsi au cartel de renaître de ses cendres, infligeant aussi un sévère camouflet à ceux qui ont juré sa mort en 2008.


Secoués par des crises financières aiguës qui menaçaient leur stabilité et leurs efforts de redressement économique, les membres du cartel ont pris conscience qu’ils étaient contraints de dépasser leur égoïsme et leurs divergences pour assurer leur survie dans ce qui a été baptisé le meeting de la dernière chance.


Le consensus a été de mise. Les rivalités entre Iraniens et Saoudiens et les pesanteurs géostratégiques n’ont pas eu raison de l’OPEP. Pour ce faire, l’Algérie, ce petit producteur, a pesé par son potentiel de négociation, de persuasion et sa capacité de concilier les plus réfractaires.


C’est le résultat des inlassables efforts menés par le ministre de l’énergie Noureddine Boutarfa qui aura désormais la tâche ardue, au sein du comité de suivi, d’assurer, sur le terrain, le respect de cet accord historique.

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