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Vers un bras de fer judiciaire avec Ould Abbès

26 mars 2018 | 20:24

L’affaire du sénateur Abdelwahab Benzaïm vient de prendre une nouvelle tournure. Des membres du comité central ont décidé de prendre sa défense et d’aller jusqu’au bout dans cette affaire qui semble avoir pris des proportions politiques, organiques et bientôt judiciaires.

C’est ainsi que le sénateur Benzaïm et d’autres membres du comité central se préparent à saisir le tribunal administratif contre le secrétaire général du FLN afin que « ses fonctions soient gelées et qu’une date soit fixée pour la tenue du Comité central du parti », selon ses propres déclarations.

L’affaire, qui avait commencé par une simple intervention en plénière au Conseil de la nation et des propos de la part de Benzaïm qui critiqua sévèrement la ministre de l’Education dans sa gestion de la grève du syndicat Cnapeste, lui demandant de déposer sa démission, s’est finalement transformée en rébellion et en farouche opposition au SG du FLN. Ce dernier avait promptement agi en exigeant de faire comparaître Benzaïm devant les membres de la commission de discipline du parti. Cette dernière a été actionnée comme une arme fatale à tous les détracteurs du SG et un véritable épouvantail à tous les membres du CC qui revendiquent la tenue dans les meilleurs délais de la session du CC. Le risque d’être radié du FLN est devenu une hantise au sein de certains cadres, qui ont peur d’être confrontés à la carotte ou le bâton d’Ould Abbès. Même le fait d’évoquer l’éventualité du cinquième mandat pour le président Bouteflika est interdit.

Or, après un premier report, cette commission de discipline a décidé de convoquer Benzaïm dimanche prochain. Déjà ses premiers « jugements » sont sans appel, comme l’exclusion des rangs du FLN du député de l’émigration Belmeddah et les sanctions lourdes contre trois autres mouhafedhs. Or, cette fois, Benzaïm ne veut pas se taire et prend les devants, anticipant déjà sur une sanction disciplinaire qui l’exclurait du parti.

Il veut attaquer de front Ould Abbès, en actionnant non seulement la voie judiciaire, mais aussi la voie politique en mobilisant les partisans de la fronde. « L’élection de Ould Abbès a été illégale. Le règlement stipule qu’en cas de démission (du responsable du parti), le plus âgé du bureau politique est nommé avant qu’une session du Comité central soit organisée 30 jours plus tard pour élire un nouveau secrétaire général. Ce qui n’a pas été fait », explique le sénateur. Selon lui, cette requête sera déposée au début avril et sera signée par une centaine de membres du Comité central. Il a également annoncé dans la foulée qu’il ne se présentera pas devant la commission de discipline le 1er avril. Critiquant la procédure de la convocation qu’il a reçue en retard, Benzaïm estime que cette commission n’est pas légitime. « La composition de la commission de discipline dont les membres doivent être élus par le Comité central, a été modifiée » dira-t-il. « Les membres ne sont pas les mêmes que ceux qui ont été élus par le Comité central. Donc, la commission n’est pas légitime », détaille-t-il.

Beaucoup d’autres membres du parti, aussi bien dans le Bureau politique et le Comité central que dans les autres appareils régionaux et locaux (mouhafadhas et kasmas), s’interrogent sur le refus flagrant du SG du FLN d’organiser une session du CC en 2017, et surtout de ne pas fixer une date précise à celle-ci en 2018. Pourtant, aux dires de ces cadres, le statut et le règlement intérieur du FLN sont clairs, nets et précis. Qui fait tant peur à Ould Abbès pour répondre à ses interrogations et que dira la justice sur cette affaire encombrante ?

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