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Vers un autre accord de réduction étalé jusqu’en 2019

13 mai 2017 | 19:58
H. Rabah

Après deux semaines de chute mouvementée dans les cours, le baril a repris des couleurs ces trois derniers jours. Un rebond qui se confirme mais qui semble avoir été porté par l’annonce du reflux des stocks américains.

C’est ainsi que le Brent a clôturé à New York au-dessus de la barre des 50 dollars le baril, (50,45), alors que le WTI au Nymex a repris quelques cents pour atteindre 47,85 dollars le baril pour des livraisons en juin prochain.

En fait, pour les experts, il s’agit d’un rebond réel qui dénote une reprise de confiance dans les marchés. Il y a eu un bon plongeon à partir de la mi-avril, mais le point d’arrêt est venu grâce à la baisse des réserves US.

Cependant, la baisse de régime du marché d’une manière générale reste tributaire de la capacité des grands producteurs OPEP et non OPEP à maintenir la pression sur les producteurs de schiste américains.

Des indices économiques et commerciaux indiquent que cette « volatilité » va retomber et que les cours vont se stabiliser dans une fourchette étroite jusqu’au sommet de l’OPEP prévu dans douze jours à Vienne.

La tendance générale va vers la reconduction de l’accord de réduction de la production, en maintenant les quotas initiaux de chaque pays membre du cartel et de ses onze partenaires non affiliés à l’organisation.

Il est possible que des arrangements aient lieu, en raison de l’évolution globale du marché depuis quelques mois et surtout de la situation politique de certains pays, comme la Libye, le Nigeria ou l’Irak.

Ce dernier semble vouloir jouer en solo, en raison de ses efforts de guerre et d’un plan de reconstruction. Récemment, Baghdad s’est dit favorable à la reconduction, grâce à une discrète médiation algérienne, mais on ne connaît pas encore les détails des petits arrangements ou les conditions irakiennes.

Pour de nombreux experts, l’OPEP n’a pas d’autres choix que de prolonger sa réduction pour six mois encore, afin de réussir un double objectif : éponger les surstocks de brut et menacer les investissements américains dans les puits de schistes.

D’ailleurs, une forte hypothèse est en vogue actuellement chez les grands décideurs de l’OPEP, celle de signer un autre accord de réduction prolongé non pas jusqu’à la fin de cette année, mais bien au-delà de 2018.

De plus, on envisage même un abaissement supplémentaire des quotas de production. Aux dires des partisans de cette proposition, la longue durée de l’accord et son respect sont les seules armes susceptibles de tuer dans l’œuf toute tentative des schistes américains de menacer le marché et de l’inonder de pétrole, et de permettre aussi, dans la foulée, de réduire de moitié les niveaux des réserves mondiales.

Durant cette période, soit un an et demi, voire plus, les prix seront consolidés vers des fourchettes appréciables par les producteurs, des prix qui pourront facilement compenser les pertes en volume de production.

Or, une telle proposition est bien réaliste, sauf que les négociations vont être rudes pour départager les quotas de chaque pays, notamment l’abaissement de leurs productions respectives. Qui voudra encore baisser son niveau de production pour des dividendes hypothétiques ?

Qui va accepter de suivre les yeux fermés cette proposition, alors que certains membres veulent maintenir un « statut » de privilégié pour des raisons multiples, comme les tensions ou les conflits, voire économiques ?

L’idée sera certainement débattue lors de ce sommet. D’ailleurs, c’est ce scénario qui semble avoir influé sur le sentiment général qui prévaut sur le marché, d’autant que ce dernier a retrouvé un équilibre et une sérénité après l’affolement des dernières semaines. 

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