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Vers la relance de l’affaire Boudiaf

19 août 2019 | 21:20
Mohamed Boudiaf Boualem A

L’affaire de l’assassinat, le 29 juin 1992 à Annaba, du président du HCE Mohamed Boudiaf, revient au-devant de l’actualité nationale dans le magma des rebondissements politiques et judiciaires actuels. Nacer Boudiaf, le fils du défunt Président, a annoncé ce lundi sur sa page facebook qu’il envisage de relancer le dossier, comptant sur une intervention de la justice pour instruire cette affaire. Défendant toujours la thèse du complot, Nacer Boudiaf a indiqué qu’il compte relancer sa plainte, au moment où un mandat d’arrêt international a été lancé par la justice militaire algérienne contre Khaled Nezzar, actuellement en fuite en Espagne et un des protagonistes présumés de cette affaire. L’ex-ministre de la Défense Khaled Nezzar est l’un des généraux accusés par Nacer Boudiaf d’être à l’origine de l’assassinat de son père, avec Mohamed Mediene dit Toufik, ex-chef du DRS et Smaïl Lamari, des services du contre-espionnage.

Selon le plaignant le dossier sera rouvert en septembre prochain, expliquant que sa plainte a pris du retard pour « constituer un dossier complet sur l’assassinat » contre les « principaux responsables dans l’affaire qui sont l’ancien ministre de la Défense Khaled Nezzar, et l’ancien chef des services de renseignement, le général Mohamed Mediene », dit Toufik. 

Nacer Boudiaf a par ailleurs souligné que le mandat d’arrêt international lancé contre le général Khaled Nezzar est « très positif d’un point de vue judiciaire, car il aide à l’ouverture du dossier Boudiaf ». « J’accuse le général Nezzar de l’assassinat car il était ministre de la Défense à l’époque et membre du Haut-comité d’Etat. C’est Nezzar qui a œuvré à convaincre Boudiaf de revenir de son exil au Maroc et prendre en charge la Présidence », ajoute le plaignant qui accuse également le général Toufik, à la tête des services de renseignement au moment de l’assassinat du président du HCE par un officier du GIS, Lembarek Boumaarafi, affecté à la sécurité du président lors de cette fatidique visite de travail à Annaba. Deux autres généraux décédés sont également accusés d’être impliqués dans cet assassinat : il s’agit de Larbi Belkheir et Abdelmalek Guenaizia. « La justice n’a pas le droit aujourd’hui de tergiverser pour rouvrir le dossier ; à défaut, je la considérerais comme complice dans ce grand crime », affirme Nacer Boudiaf.

Pour lui, c’est « un crime politique par excellence ». L’assassinat de Mohamed Boudiaf n’a jamais été élucidé. Une commission d’enquête mise en place et présidée par Ahmed Bouchaib, un des membres des « 22 », avait rendu son verdict en concluant à « un acte isolé » de Lembarek Boumaarafi, auteur de l’assassinat. Il a été déclaré proche des milieux islamistes. D’autre part, Nacer Boudiaf avait demandé au mois de mai dernier au chef d’état major de l’ANP Ahmed Gaid Salah, d’intervenir pour l’ouverture d’une enquête sur l’assassinat de son père. Pour le plaignant, il s’agit d’un complot politique orchestré par les généraux Mohamed Mediene, Khaled Nezzar, et Smaïl Lamari, qui avait dirigé la Direction du contre-espionnage. La poursuite judiciaire de Khaled Nezzar en Algérie, et la demande de la justice suisse de l’auditionner pour « crimes contre l’humanité commis en Algérie », en septembre prochain, seraient des arguments potentiels pour l’ouverture d’une enquête officielle sur l’assassinat de l’ex-Président du HCE.

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