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Vacances de fin d’année : la destination Algérie boudée

30 décembre 2018 | 07:08
Lilia Aït Akli


Des milliers d’Algériens ont choisi encore une fois la Tunisie pour fêter le nouvel an. Pour décrire l’ampleur de la situation, certains tours opetrateurs n’ont pas hésité à dire que « les Algériens envahissent la Tunisie ! ».
Il semblerait que la détermination du ministère du Tourisme à réhabiliter le tourisme en Algérie n’est pas partagée par ces Algériens, du moins en cette période.
En famille ou entre amis, ils prennent le chemin de ce pays voisin pour cette fin d’année. La raison : passer de bonnes vacances avec de bonnes prestations et surtout à un prix accessible. A voir les tarifs proposés pour un séjour de cinq jours en moyenne dans le sud du pays, le choix se porte automatiquement sur le voisin de l’Est.


Pour un séjour de sept jours et six nuitées à Tassili N’Ajjer par exemple, on doit débourser 64 000DA. Alors qu’un séjour similaire en Tunisie coûte beaucoup moins cher. Donc c’est la raison pour laquelle ces milliers d’Algériens se ruent au poste frontalier d’Oum Teboul. Les prix ne sont pas élevés uniquement dans le sud du pays, certains hôtels des villes du Nord affichent également des prix inaccessibles pour uniquement la soirée du nouvel an.
« Si je trouve une formule à 15 000 DA pour trois jours en Algérie, transport aérien compris, je ne choisirais pas une autre destination », nous dit un sexagénaire, d’autant, précise-t-il que l’Algérie n’a rien à envier à la Tunisie sur le plan du potentiel touristique.
Un avis partagé par plus d’un. L’Algérie est gâtée par la nature : tourisme saharien, de montagne, balnéaire…tout y est pour en faire une destination de rêve, mais il faut vraiment le vouloir et surtout appliquer les stratégies de développement du tourisme sur le terrain. Il est important de signaler qu’en plus des prix qui sont hors de portée pour les ménages algériens, les infrastructures hôtelières font également défaut.
Les capacités d’accueil dans plusieurs hôtels sont limitées, notamment dans le sud du pays. D’où la nécessité d’investir davantage dans ce sens. Bien que le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, a réitéré récemment la nécessité d’accompagner les investisseurs dans la réalisation de projets touristiques diversifiés dans différentes régions du pays et d’accompagner également ces investisseurs afin de réaliser des établissements touristiques conformes aux normes internationales.
Sur le terrain les projets tardent à voir le jour, la raison en est essentiellement la bureaucratie pratiquée, notamment au niveau local. Et pourtant, à voir les conditions d’investissement touristique au sens de la loi 99-01 du 6 janvier 1999, les règles relatives à l’hôtellerie sont simples.
C’est à la tutelle d’ordonner aux structures locales en charge de la politique d’investissement d’appliquer ce que dicte la loi, devant un investisseur remplissant les conditions requises.
Pour l’année 2019, à en croire le ministre du Tourisme, le secteur verra le lancement de la réalisation de projets touristiques structurants au niveau des zones d’expansion touristique (ZET), le parachèvement de l’opération de modernisation du parc hôtelier public, le lancement de plusieurs nouvelles initiatives pour la promotion du tourisme interne et la poursuite des efforts pour intensifier le tourisme externe.
Il y a lieu de noter que les assises nationales du tourisme vont se tenir les 21 et 22 janvier prochains. Selon le ministre, elles permettront de procéder à une « évaluation objective » de la situation du secteur et de mettre sur pied un plan d’action adéquat pour booster la dynamique nationale du tourisme et renforcer son rythme de développement à l’horizon 2030. 

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