Articles similaires

Opinions

#TITRE

541

Pesticides : Pour un contrôle plus efficace

10 mai 2020 | 22:30


L’utilisation des pesticides et autres produits chimiques dans l’agriculture est incontournable.
Les cultures peuvent faire objet d’attaque de maladies ou d’insectes et la terre cultivée elle-même peut être infestée par les plantes adventices ou mauvaises herbes qui concurrencent les plantes cultivées dans leur nutrition minérale, d’où la nécessité de faire face en utilisant des produits phytosanitaires pour protéger les cultures et par conséquent la production.


Le Code de conduite international sur la gestion des pesticides adopté par les Etats membres de la FAO dont l’Algérie, stipule la possibilité d’interdire l’importation, la distribution, la vente et l’achat de pesticides très dangereux s’il s’avère insuffisantes les mesures de réduction des risques pour garantir une manipulation du produit qui n’engendre aucun risque inacceptable pour l’homme et pour l’environnement. Partant de ce principe Il est donc impératif d’instaurer un débat profond sur l’utilisation des produits phytosanitaires en Algérie, il ne faut pas se leurrer nos produits agricoles ne sont pas bio, comme toutes les agricultures du monde, la nôtre utilise également ces produits et on ignore avec quelle façon !


Il est à rappeler, qu’avant leur mise sur le marché national, Les produits phytosanitaires (pesticides) sont soumis, à une homologation délivrée par le ministère de l’Agriculture et du développement rural. La demande d’homologation comprend entre autres un certificat attestant que le produit concerné est homologué dans le pays d’origine avec une fiche descriptive de la matière active et mentionnant les caractéristiques physico-chimiques de la matière active et du produit. Avant leur mise sur le marché les produits sont expérimentés sur terrain pour une période de deux ans


Le problème qui se pose dans les traitements phytosanitaires des différentes c’est le non respect des doses préconisées ainsi que les périodes de traitement.


L’agriculteur par ignorance peut penser qu’en traitant plus, il protège mieux ses cultures !


Toutefois on ne peut pas écarter la possibilité d’existence sur le marché de produits contrefaits ou fabriqués frauduleusement et qui peuvent être écoulés en proposant des prix qui défient toute concurrence, ces produits s’ils sont utilisés peuvent affecter même la santé de l’agriculteur et engendrent des conséquences néfastes sur ses cultures.


L’agriculteur acquiert les produits phytosanitaires auprès du ‘’grainetier‘’ qui est en même temps son conseiller qui peut lui proposer de nouveaux produits et puisque l’agriculteur achète à crédit, il est contraint d’accepter toutes transactions proposées par le vendeur ! L’agriculteur peut ignorer complètement les précautions d’usage inscrites sur l’étiquetage des produits concernant la dose et de période d’utilisation ainsi que le port d’habit spécial (combinaison, gants et lunettes) pour certains produits.


Un autre aspect technique à ne pas sous-estimer, c’est l’utilisation de matériels et d’équipements adéquats pour la pulvérisation des pesticides, ces derniers s’ils ne sont pas bien réglés et bien étalonnées peuvent fausser amplement la donne, dans plusieurs pays développés ces derniers subissent un contrôle technique annuellement et qui peuvent être reformés en cas de défaillance !


Personne ne peut ignorer les conséquences de ces produits sur la santé humaine s’ils sont utilisés abusivement et sans contrôle.

Actuellement il n’ya aucun moyen de rassurer que les pesticides sont utilisés correctement et sans risque pour les consommateurs, et même les effets de ces derniers sur la santé publique ne peuvent apparaitre dans l’immédiat, ces poisons s’accumulent dans le corps humain des années durant et ne se manifestent qu’âpres des décennies ! Environ 50.000 nouveaux cas de cancer sont recensés chaque année en Algérie, celui du colo-rectum ayant connu une évolution ‘‘explosive’’, en raison d’une l’alimentation malsaine affirment les spécialistes, mais cela ne prouve en rien que c’est à cause des résidus des pesticides.


L’Etat doit mettre en place un dispositif pour contrôler la commercialisation et l’utilisation des pesticides et autres produits chimiques à usage agricole, et cela ne peut se faire qu’en mobilisant tous les intervenants.


Il est nécessaire en premier lieu de sensibiliser les agriculteurs sur le danger de ces produits s’ils respectent les normes d’utilisation (dose et période d’utilisation) et la nécessité de porter l’habit de protection durant les traitements, dans ce sens il est nécessaire de penser à soutenir les jeunes ingénieurs spécialisés dans la phytopharmacie pour créer des entreprise ou coopératives de vente des produits phytosanitaires en assurant les services avant et après-vente, c’est-à-dire sortir sur terrain pour constater les symptômes et définir le problème (maladie, attaque d’insectes, carence, …) ensuite prescrire le remède adéquat et procéder même aux traitements pour s’assurer du respect des normes d’utilisation. On oublie souvent que l’agriculture est une science et qu’on doit la considérer en tant que telle !


 


* Aissa Manseur est consultant en agriculture et conseiller à l’export

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter