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Une trentaine de décès par la grippe en Algérie

6 mars 2018 | 20:30
grippe Nabil.B


Une trentaine de décès confirmés provoqués par la grippe saisonnière ont été enregistrés en Algérie, selon les déclarations de Derrar Fawzi du laboratoire de référence de la grippe à l’Institut Pasteur d’Alger, à l’occasion d’une journée d’étude organisée ce lundi par la faculté des sciences de l’université Yahia-Farès de Médéa, en collaboration avec la direction de la santé et de la population de la wilaya de Médéa et le Club économique algérien.


Consacrée à la thématique de la grippe et des maladies émergentes, la journée, à laquelle ont pris part de nombreux praticiens de la santé publique, des enseignants et des étudiants, a permis de révéler que le nombre de décès confirmés a été établi après analyse d’un échantillon de 1 000 cas, selon le responsable du laboratoire de référence de la grippe d’Alger.


« Le chiffre réel des décès est certainement plus élevé, mais il faudra attendre les résultats épidémiologiques qui seront communiqués par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière à la fin de la saison. »


En termes de complications, a dit le même expert, il est enregistré un taux primaire de 6,6%, représentant le double de celui enregistré l’année dernière à la même période et qui était de 3,2%.


Pour se prémunir contre les risques liés à la grippe saisonnière, quelque 2 millions de personnes ont été vaccinées contre les 3 types de virus connus sous les nom H1N1, H3N1 et B. Car, a-t-il été indiqué, c’est la circulation du virus H1N1 qui est à l’origine des cas les plus sévères sur les populations jeunes en Algérie.


A la question relative à l’efficacité des vaccins, le professeur Bruno Lina de l’université de Lyon et directeur du laboratoire de référence de la grippe indiquera que le taux d’efficacité oscille autour de 65% ce qui est considéré comme significatif.


« Le vaccin demeure perfectible grâce aux recherches qui existent afin de développer un vaccin universel qui protège contre tous les virus de la grippe. Il y a des données encourageantes sur l’animal, les essais sur l’homme vont commencer bientôt. On espère une communication des résultats dans 10 ans. »


Abordant le sujet relatif à l’impact de l’épidémie de grippe en 2017 et 2018, le spécialiste français a indiqué que la pathologie a fait en France plus de victimes que les accidents de la route, ce qui qui a nécessité des mesures de prévention pour arriver à la maîtriser.


« Car l’épidémie n’est pas une fatalité mais du laisser-aller, alors qu’elle nécessite l’application de mesures d’hygiène sans oublier qu’il y a toujours bénéfice à se faire vacciner. On ne peut pas ne pas avoir peur de la grippe aujourd’hui ! »


En dépit de l’éradication de plusieurs maladies dont la variole en 1977, il y a eu depuis lors l’apparition de nouvelles pathologies aussi létales dont Ebola, le sida, le SRAS, la fièvre du Nil, toutes aussi dangereuses, fera remarquer le professeur Mustapha Oumouna, doyen de la faculté des sciences de l’université Yahia-Farès de Médéa.


« Cette année, le virus de la grippe saisonnière a atteint son pic après s’être propagé de manière précoce et sévère et fait de nombreuses victimes, pour ensuite devenir un problème de santé publique majeur. »


 


La présence de nombreux laboratoires pharmaceutiques et d’usines de fabrication de médicaments affiliés au Club économique algérien (CEA) est de nature à leur permettre de se positionner dans le processus de recherche et de fabrication de produits répondant aux besoins de la recherche, selon Mounir Abdelouahab, président du CEA.

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