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Une transition politique est-elle possible ?

2 septembre 2019 | 21:28
FFS RCDHirak Hocine Adryen

Ostracisés, vilipendés et ignorés par la majorité des médias publics et privés, les partis et organisations des « Forces de l’alternative démocratique » ont décidé finalement de reporter au 9 septembre prochain la conférence du pacte politique, faute d’une autorisation des autorités pour la tenue de ladite conférence prévue samedi dernier à Alger. La conférence du pacte politique est reportée au 9 septembre 2019, selon un communiqué distribué lors d’une conférence de presse animée par des représentants des partis des Forces de l’alternative démocratique qui comptent le FFS, le RCD, le PT, le PST, l’UCP le PLD, le MDS et la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) aile Me Benissad.

Les interventions des représentants des partis des « Forces de l’alternative démocratique » ont porté sur les objectifs de la conférence en question qui sera consacrée à la crise politique actuelle, à l’explication de l’option de la transition démocratique, à l’Etat de droit, aux libertés individuelles et à l’Etat social, ainsi qu’aux conditions d’organisation de l’élection présidentielle. Dans un communiqué publié le 27 août dernier sur leur page Facebook, les partis informent que les autorités ont adressé une réponse négative à leur demande d’autorisation de se réunir : « Les forces du pacte informent l’opinion publique que les autorités viennent de nous notifier ce jour du mardi 27 août 2019 à 16h le refus non motivé pour la tenue de la convention nationale des forces de l’alternative démocratique prévue initialement le 31 août 2019, avancée pour le 28 pour indisponibilité de la salle », lit-on dans le communiqué des forces de l’Alternative démocratique.

La réunion était en effet prévue initialement le 31 août et devait regrouper les partis de la mouvance démocratique, des syndicats, des associations, la LADDH et quelques personnalités nationales. Enfin, les forces de l’Alternative démocratique informent qu’une autre demande d’autorisation sera déposée pour la tenue de la convention le 9 septembre 2019. Les Forces de l’alternative démocratique avaient appelé, le 21 juillet dernier, à un « pacte politique » pour sortir le pays de la crise qu’il traverse. Les initiateurs de cette feuille de route ont décliné l’invitation de participer au Forum des forces du changement, auquel s’ajoutent plusieurs partis, dont la mouvance islamiste en particulier. Ce regroupement se montre plus prompt au compromis avec le pouvoir intérimaire pour aller vers un scrutin présidentiel dans des délais rapprochés. Les personnalités de ce regroupement ont essuyé récemment des critiques pour ne pas appeler à l’unisson à la libération des détenus et à l’arrêt de la répression.

Les partis membres de l’Alternative ont dénoncé samedi dernier un « coup de force » du pouvoir dont l’objectif, à travers la tenue rapide d’un scrutin présidentiel, est « de mettre en place une devanture civile pour reconduire l’autoritarisme ». Partisans d’une transition, les membres de l’Alternative démocratique ont été fustigés le 26 août dernier par le chef d’état-major de l’armée, le général-major Ahmed Gaïd Salah, qui les a accusés de servir la « 3issaba et leurs maîtres ». Les membres de l’Alternative démocratique ajoutent qu’une alternance à l’intérieur du système « n’est pas une garantie de changement » et soulignent que « la volonté des tenants du pouvoir d’imposer une élection présidentielle dans le cadre d’une Constitution octroyée est l’une des causes principales de l’impasse actuelle ». Ils ont également mis en garde contre une stratégie qui cherche à dévoyer la volonté populaire, et qui comporte « un risque

de confrontation aux conséquences préjudiciables pour la nation ». Les partis de l’Alternative démocratique exigent du pouvoir de fait de lever les entraves aux droits et libertés et au débat public ainsi que la libération des détenus politiques et d’opinion. Ils maintiennent que le véritable changement implique nécessairement « une transition démocratique à travers un processus constituant souverain ». Il faut « reconnaître au peuple sa souveraineté sur son destin nécessite la refondation du processus de légitimation pour l’exercice du pouvoir », ont-ils insisté.

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