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Une référence pour la victoire du combat armé

7 mai 2018 | 21:27
armée Kamel Cheriti

De 1830, date de l’invasion française jusqu’en 1954, le peuple algérien n’a jamais cessé sa résistance à cette occupation étrangère. Il y a cependant des moments forts et des événements marquants qui ont particulièrement accéléré cette résistance avec des points de non-retour, décidés à en finir, une fois pour toutes, avec cette colonisation indigne, sauvage, inhumaine et meurtrière. C’est le cas des massacres du 8 mai 1945 menés à grande échelle avec des moyens considérables et perpétrés froidement et sans état d’âme sur la population algérienne sans défense. 45 000 hommes, femmes et enfants ont été affreusement abattus. Ce nombre est sûrement plus important, étant donné que la répression a duré plusieurs semaines.

On connaît le nombre des Européens tués, 102 officiellement, mais les autorités coloniales n’ont pas osé avancer les chiffres exacts des Algériens disparus de peur d’être accusées de génocide prémédité, un génocide pour anéantir jusqu’au dernier Algérien, une action criminelle que la colonisation a toujours eu en tête depuis 1830. En 1945, ce sont les Américains, encore en Algérie après leur débarquement en 1942 pour participer à la deuxième guerre mondiale, qui ont révélé l’ampleur gigantesques des massacres. C’était un point de non-retour pour la résistance algérienne. Le combat pour mettre fin au colonialisme est désormais inéluctable. Des colons européens ont eux-mêmes présagé leur défaite depuis cette date et ont quitté l’Algérie après avoir vendu leurs biens, sachant qu’une réconciliation était dorénavant impossible. Ce qui était sûr et inaliénable, c’est que ces massacres du 8 mai 1945 ont servi de puissant détonateur, une école et une référence déclenchant le combat armé du premier novembre 1954 et la victoire de l’Algérie sur le colonialisme, avec l’indépendance le 5 juillet 1962 . Cette histoire douloureuse est remise à jour, grâce à l’imposante exposition d’archives de l’Etablissement arts et culture regroupés par la médiathèque Abane-Ramdane.

Il faut montrer aux générations actuelles et future les atrocités de ces pages sombres de notre histoire. « Nous avons réunis un grand nombre de documents écrits et illustrés sur les massacres du 8 mai 1945 que nous avons soigneusement mis en page, facilitant leur présentation et leur lecture », précise Malika Nalouf, la responsable de la médiathèque Abane-Ramdane qui poursuit, « Nous avons aussi des portraits de personnages clés de ces massacres, à l’image du premier martyr Boualem Saâl, un très jeune scout, arborant le drapeau national et tombé sous les balles assassines d’un ultra. Boulem Saâl avait à peine 16 ans’’. Pour la commémoration de ce 8 mai, Malika Nalouf a programmé les interventions, dans la salle des conférences de la médithèque Abane-Ramdane, de deux chercheurs en histoire et professeurs d’université, Benyoucef Tlemçani et Sid Ahmed Naamani.

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