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Un sommet de l’OPEP à Alger en septembre prochain ?

25 juillet 2016 | 18:51
H. Rabah

Les cours du brut continuent de s’orienter vers des tendances baissières sur les places internationales. La semaine a été entamée avec un autre recul hier de près de 0,85%, à 45,3 dollars le baril. En un mois, le baril a perdu presque 7% de sa valeur gagnée en juin dernier, quand les cours avaient flambé soudainement.

Cette baisse semble être expliquée par l’annonce d’une reprise significative de la production irakienne, de même que l’ouverture des sites canadiens qui étaient à l’arrêt suite aux gigantesques incendies de forêt qui avaient ravagé le pays.

De plus, on a constaté une autre hausse du nombre des puits actifs aux Etats unis, alors que la hausse du dollar joue un rôle essentiel sur les cours et pèse traditionnellement sur les perspectives d’achat du brut et les commandes mondiales, puisque la majorité du négoce se fait avec cette devise.

Mais, le plus important indice qui ne concourt guère à une éventuelle remontée des prix, c’est ce nouveau record établi par la Russie. En effet, la production russe du pétrole a dépassé celle de l’Arabie saoudite en mai 2016, selon des sources officielles à Moscou, soit un record depuis la fin de l’Union soviétique.

Avec 10,46 millions de barils/jour, la Russie laisse les Saoudiens en seconde position avec 10,24 millions de barils/jour, qui produisent déjà le tiers de la production de l’OPEP qui s’élève à plus de 32 millions de barils/j. En contrôlant 40% de la production mondiale, l’OPEP voit ainsi ses prévisions affectées par le boom de la production russe, un pays non adhérent au cartel et qui refuse pour le moment de négocier un autre gel du quota.

Selon le ministre de l’Energie russe, Moscou n’a aucunement l’intention, pour le moment, de discuter de questions de coordination avec Ryadh ni avec l’OPEP. Une déclaration qui démontre, une fois de plus que les batailles de la production font rage pour s’arracher des parts du marché en dépit de la plongée des cours de l’or noir.

Pour les experts, il n’ y a pas que la Russie qui joue de la surproduction, mais aussi l’OPEP, dont les niveaux de production ont atteint des records. L’accord de Doha en avril dernier sur le gel n’a pas été respecté totalement, plombant les marchés et créant un excès dans l’offre.

Pour Moscou, c’est l’OPEP qui est responsable de la surabondance et qui ne veut pas respecter l’accord, puisque l’augmentation au sein du cartel a atteint un excédent de près de trois millions de barils/jour. Pour Ryadh, la question des prix est « stratégique » à long terme, puisqu’elle va répondre aux besoins de financement et d’investissement dans l’industrie pétrolière et ses segments dans l’économie énergétique.

Il faudra, aux dires des Saoudiens, un prix supérieur à 50 dollars le baril pour soutenir ces besoins, sans pour autant exiger plus pour ne pas « aider » les producteurs américains du schiste à réinvestir sur ces milliers de puits fermés depuis.

Reste l’éventualité d’un nouvel accord entre les deux grands producteurs mondiaux en septembre à Alger. Les tractations restent au point mort, et il faudra sans doute plus d’efforts et de diplomatie pour arracher un autre gel ou une entente mondiale.

La capitale algérienne abritera une réunion ministérielle du Forum international de l’énergie, dont les coulisses pourraient bien déboucher sur un mini-sommet entre l’OPEP et la Russie, comme celui qui s’est tenu en avril dernier dans la capitale qatariote.

D’autres sources évoquent plutôt l’organisation, en marge de cette rencontre, d’un sommet des ministres de l’Energie de l’OPEP. Si, officiellement, notre pays s’est rétracté sur une possible nouvelle médiation pour unifier la position du cartel, comme il l’a fait au début de la crise, tout reste possible, selon des observateurs.

En effet, on n’écarte pas la mise en place d’un « comité » spécial chargé de mener des négociations au sein de l’organisation des pays exportateurs, afin de faire valoir un « prix juste et acceptable », aussi bien pour les producteurs que pour les consommateurs.

A ce propos, on évoque de fortes pressions de la part du Vénézuela soutenu par l’Iran et l’Irak, pour que l’initiative soit reprise rapidement, invoquant des indicateurs et des données inquiétants sur l’avenir des cours du burt.

A un mois de cette rencontre internationale, rien n’a filtré et rien ne semble indiquer que notre pays organise un tel événement mondial. Rappelons que ce Forum, dont c’est la 15e édition, se tiendra du 26 au 28 septembre et réunira plus de 600 participants étrangers. Outre les ministres de l’Energie des 73 pays membres du Forum, figurent de hauts responsables, des managers des compagnies pétrolières et gazières, des experts et des délégués des organisations internationales telles que l’OPEP, l’Agence internationale de l’Energie, le Forum des pays exportateurs du gaz.

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