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Un rapport mitigé sur l’Algérie et les pays pétroliers du Golfe

19 octobre 2016 | 19:45
H. R.

Selon le dernier rapport du FMI publié hier, les pays exportateurs de pétrole au Moyen-Orient et en Afrique du Nord restent « confrontés à une conjoncture délicate » et l’Algérie en fait partie. C’est la persistance de la faiblesse des cours du pétrole qui met en difficulté ces pays, qui sont largement dépendants des marchés du brut et des évolutions de la monnaie américaine.

Selon ce rapport, les cours du brut auront des difficultés pour évoluer dans le bon sens, d’autant que les experts du FMI tablent sur un prix moyen du baril de 51 dollars en 2017. Ce seuil va augmenter légèrement à 56 dollars en 2020, alors que pour cette année 2016, le prix moyen flirte avec les 43 dollars.

Ses prévisions attestent ainsi de la persistance d’un prix moins satisfaisant pour les Etats producteurs et dont les budgets dépendent à plus de 80% des cours. Il faudra attendre longtemps pour que ces cours dépassent le seuil de 60 dollars le baril.

L’autre facteur qui va perturber ces pays exportateurs demeure la stagnation de la croissance économique mondiale. C’est cette dernière qui booste la demande en pétrole et accompagne la relance économique.

Depuis deux ans, la croissance des pays du Golfe et de l’Algérie affiche des taux « réduits » et en baisse. Même la Chine semble montrer des signes d’essoufflement avec une croissance en berne, ce qui se traduit par un ralentissement dans la demande en pétrole et une stagnation dans la consommation mondiale. Même cas pour les pays de l’Union européenne, alors que les pays émergents obtiennent de bons résultats avec des prévisions favorables pour 2017.

Le rapport du FMI met en exergue également la difficulté de ces pays exportateurs de pétrole dans l’assainissement de leur budget d’Etat. Depuis un an, il y a eu des avancées dans cette politique qui vise à « placer les finances publiques sur des bases solides », et à « libérer » les budgets des Etats mono-exportateurs des recettes de la vente des hydrocarbures.

De plus, le rapport de l’institution internationale appelle à des « réformes concrètes » qui doivent être « mises en œuvre rapidement ».

Il s’agit d’accélérer la diversification de l’économie de ces pays, dont la plupart avec la crise actuelle ont lancé des plans de réajustements et d’encouragement des segments hors du secteur pétrolier. Les experts du FMI conseillent, dans ce registre, de parier sur le secteur privé comme levier économique efficace dans toute politique axée sur la création d’entreprises, l’amélioration du climat des affaires et surtout la lutte contre le chômage.

Le rapport du FMI met en garde, par ailleurs, contre les risques « pesant sur la stabilité financière ». Avec le manque de liquidités, la baisse drastique des recettes, le FMI semble nourrir des inquiétudes sur des « risques de détérioration de la qualité des actifs bancaires ».

Quoi qu’il en soit, le FMI rejoint les constats faits par la Banque mondiale sur l’évolution des pays producteurs de pétrole dans la région MENA, dont fait partie l’Algérie. Avec une conjoncture aussi morose, et qui risque de durer quelques années, ces Etats devraient faire vite dans l’assainissement de leurs systèmes budgétaires, en s’attaquant aux déficits, en modernisant les outils de contrôle, en innovant dans leurs politiques fiscale et parafiscale, en imposant la transparence et la rigueur dans les transferts sociaux.

Des actions qui devraient converger avec deux autres leviers : la bonne gouvernance dans la gestion des affaires de l’Etat et la lutte contre toute forme de blocage, comme la bureaucratie ou l’informel.

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