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Un prélude à des productions similaires ?

26 mai 2017 | 20:20
M. Rediane

Réalisé par le Syrien Bassil Al-Khatib sur un scénario de l’écrivain Rabah Drif, le long métrage sur Abdelhamid Benbadis est aux yeux du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, un prélude pour mettre la lumière sur d’autres personnalités algériennes.

Lors d’une conférence de presse, dans le contexte de l’avant-première de Ben Badis, dans la soirée de ce mardi 23 mai, le ministre a précisé « que le film réalisé avec un grand degré de professionnalisme ouvre la voie pour des productions cinématographiques qui contribuent grandement à l’enrichissement et à la valorisation de notre patrimoine culturel et historique ».

Il a également affirmé que tous les moyens seront mobilisés par l’Etat pour réussir le film en associant des équipes de professionnels dans les différentes étapes de réalisation de ce long métrage, que « la créativité est sans frontières et sans nationalité ».

Des propos qui visent à mettre fin à la polémique alimentée dans les milieux culturels et cinématographiques. Serait-ce le cas, sachant le mécontentement de cinéastes sur des projets de films confiés à des réalisateurs étrangers, du monde arabe et/ou d’Occident ?

Il s’agit surtout du film l’Emir Abdelkader à l’Américain Charles Burnett (projet annulé), de Saint-Augustin à l’Egyptien Samir Seïf, de la série télévisée Taouq el nar (collier de feu) sur Cheikh Amoud Ben Mokhtar (1859-1928) au Jordanien Bessam El Masri, du long métrage Hadj Ahmed Bey à un cinéaste tunisien.

Quant au film sur Larbi Ben Mhidi, produit et réalisé par l’Algérien Bachir Derrais, il semble être l’une des exceptions inhérentes à un biopic sur des personnalités algériennes historiques.

Ce n’est pas tant la compétence de réalisateurs algériens – même s’ils ne sont pas nombreux – qui est mise en cause, mais celle des techniciens (métiers du cinéma), d’équipes techniques capables d’assurer en matière de films historiques. Un constat qui renvoie avant tout à la question sur une formation de qualité de techniciens qui répond aux normes internationales.

Toujours est-il que Ben Badis, un long métrage de deux heures sur le cheikh réformiste (1889-1940), leader de l’association des Oulemas musulmans algériens, est livré à l’opinion du cinéphile et du spectateur, en particulier sur le savoir-faire des professionnels du cinéma et par conséquent sur la réussite technique d’une telle œuvre.

D’après le scénariste de ce film, Rabah Drif, des centaines d’ouvrages et des documents seront consultés pour présenter l’imam réformiste, « le film relate les grandes étapes de la vie du cheikh érudit, retrace l’évolution du mouvement réformiste, capte l’émergence du mouvement nationaliste, l’apparition du discours national revendiquant l’indépendance et reflète la société algérienne de l’époque ». Pour le musicologue Salim Dada, compositeur de la musique de ce film, « l’équipe réalisatrice a œuvré à réunir tous les ingrédients pour le succès de l’œuvre.

Pour un homme comme Ben Badis, l’homme qui se maîtrise dans toute situation, il fallait une musique qui extériorise ses émotions, dans des situations pénibles, lors du décès de sa mère, de son fils ou encore face aux intimidations de l’administration française ». Musique composée, certes, par un Algérien, mais enregistrée à Sofia en Bulgarie avec un orchestre symphonique spécialisé dans les musiques des films.

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