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Un pouvoir supranational aux méfaits avérés

13 décembre 2017 | 20:59
Amel Saïdi

L’utilisation d’Internet devient un moyen de communisation à double tranchant. Plusieurs décès d’enfants et d’adolescents survenus ces dernières semaines ont été imputés à un jeu morbide qui circule sur Internet, notamment le jeu de « la baleine bleue », dont le nom est tiré d’une légende selon laquelle le cétacé serait capable de se suicider en s’échouant volontairement sur une plage.

Invité ce mercredi de « l’émission de la rédaction » de la radio Chaîne 3, L’expert international en TIC, Malik Si Mohamed, annonce que « les dangers que recèlent Internet sont à la hauteur de ses avantages ». C’est par cette phrase que l’expert avait résumé son appréciation des nouvelles technologies.

L’Invité a reconnu immédiatement que ces nouveaux moyens de communication ont grandement facilité la vie de l’humanité en permettant, surtout, de « gagner en performance, en efficacité et en temps ».

En revanche, a-t-il mis en garde, « toutes les déviances et tous les phénomènes que l’on peut observer dans le monde réel et physique trouvent leur équivalent dans le monde dématérialisé et virtuel ».

Citant, à titre d’exemple, la plus récente des actions criminelles sur le Net, à savoir le « jeu » virtuel « Blue Whale Challenge » (la baleine bleue), qui a défrayé la chronique et fait plusieurs victimes parmi les jeunes adolescents, l’invité de la Chaîne 3 déplore, particulièrement, le manque de prévention.

« On aurait pu renforcer la prévention pour éviter d’arriver à ce résultat macabre », affirme Si Mohamed. L’invité explique la difficulté de traquer instantanément et efficacement ces hackers et ces criminels de la Toile.

L’expert en TIC appelle à la vigilance. Il faut « se prémunir afin de limiter les dégâts », recommande-t-il en déclarant que « les enjeux ne sont pas techniques mais sociétaux ». Dans ce sens, Malik Si Mohamed, avertit les usagers de la Toile et les appellent à la prudence.

Mettant l’accent sur le danger que représente ce moyen de distraction, particulièrement pour les enfants, il interpelle également les adultes qui ne prennent aucune précaution sur le Net. « Quand vous utilisez les réseaux sociaux, explique-t-il, vous devez vous rappeler que des gens possèdent ces espaces virtuels ».

Se voulant plus convaincant, le professeur développe que « le big data consiste, en réalité, à exploiter toutes les données qui sont sur le Net.

Ce sont des techniques de profilage mises en œuvre pour étudier vos publications, vos habitudes d’usage et les listes que vous fréquentez dans le but de déterminer vos habitudes de consommation, vos préférences, votre localisation, ce que vous pensez et même savoir votre humeur du jour ».

Il affirme que « ces données rapportent de l’argent, puisque des entreprises et des personnes sont prêtes à payer de grosses sommes pour avoir accès à ces informations ». Il explique qu’il ne s’agit pas simplement d’opérations commerciales.

Des groupes ont développé des outils sur Internet, à l’instar de Google, Facebook, Amazon…, avec quoi ils ont récupéré des milliards de données et d’informations sur les personnes, sur les entreprises et sur les pays.

En plus du fait qu’ils sont devenus des milliardaires avec ce marché, ces groupes se sont érigés en « pouvoir supranational qui, dans certains aspects, se substitue au pouvoir politique légitime et légal », fait-il remarquer.

« On ne peut arrêter cette évolution sans imposer un débat profond au niveau international », admet-il avant d’appeler à la mise en place d’une cellule de veille nationale pour alerter sur les risques potentiels.

« Il faut instituer un mécanisme de surveillance, précise-t-il, qui n’a pour but que d’alerter en cas d’incident de fonctionnement sur Internet, de virus, de nouvelles failles découvertes ou d’applications malveillantes ».

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