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La prévention un remède contre catastrophes naturelle

15 septembre 2018 | 20:41
intempéries Lilia Ait Akli


Prévenir c’est mieux que guérir. Cette expression peut très bien s’appliquer aux inondations qui causent énormément de dégâts dès les premiers orages d’automne mais qui pourraient être évitées si un travail d’entretien était fait en amont.


En effet, censées être une bénédiction après les fortes chaleurs enregistrées cet été, les premières pluies ont causé, hélas, des dégâts humains et matériels en plusieurs endroits du pays. Les rues et ruelles de nos villes se transforment en oueds.
Une situation causée, notamment, par le fait que les réseaux d’évacuation et d’assainissements sont obstrués et, de ce fait, deviennent inadaptés à recevoir de fortes précipitations.
A voir le même scénario se perpétuer chaque début d’automne avec l’arrivée des premières pluies, les collectivités locales sont tout de suite pointées du doigt par plus d’un. Car elles sont censées assurer un entretien régulier de ces réseaux, du fait que cela relève de leurs prérogatives, et aussi de celles du secteur des Travaux publics anciennement appelés « Ponts et Chaussées ».


Il est donc judicieux, voire nécessaire, que ces communes, au nombre de 1 541 à l’échelle nationale, effectuent un nettoiement, particulièrement en été, comme cela se faisait avant. Et ce, afin que les premières pluies, souvent torrentielles, s’évacuent dans les avaloirs, épargnant ainsi aux citoyens de vivre l’enfer, à l’instar de ce qu’ont vécu les habitants de Tébessa mercredi passé. Ces inondations ont fait un mort et plusieurs blessés ainsi que d’importants dégâts matériels. Une cellule interministérielle de crise a été d’ailleurs installée pour évaluer les dégâts causés. Notons que la wilaya de Tébessa ne fait pas l’exception. Outre les inondations de Bab-El-Oued de 2001 qui ont fait près de 1 000 morts, d’autres wilayas du pays, notamment dans les Hauts Plateaux et le Sud, ont vécu le cauchemar des inondations. Citons Tamanrasset au mois d’août passé et plus récemment Béchar et Tindouf.


Ces régions connaissant une grande activité pluvio-orageuse, les spécialistes préconisent de revoir les infrastructures routières, surtout certains tronçons connus pour être réalisés en pente et qui doivent être surélevés en construisant des ponts. Rappelons dans ce sens la mise en place, l’année précédente, d’un dispositif de prévention contre les inondations. Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, dans le souci d’éviter que de telles catastrophes se reproduisent à travers tout le territoire national, avait instruit les directions de wilaya relevant de son secteur et les structures chargées de la gestion du service public de l’assainissement (ONA, SEAAL, SEOR, SEACO) de préparer un dispositif de prévention et d’intervention.


Soulignant que si ces actions sont entreprises à temps, soit durant la saison estivale, elles réduiront d’une façon significative les dégâts qui pourraient être occasionnés suite à des inondations provoquées par les premières pluies d’automne. Des mesures préventives, somme toute indispensables et censées être inscrites au budget des collectivités locales, feront économiser à l’Etat des sommes d’argent considérables. Ce serait mieux que de verser des sommes faramineuses afin d’indemniser les sinistrés.

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