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Un demi-million d’enfants quittent l’école

23 septembre 2019 | 20:30
enseignements Lynda Louifi


Malgré les efforts déployés par l’État pour la scolarisation de tous les enfants, 500 000 élèves quittent les bancs de l’école chaque année. Un chiffre alarmant et difficile à prendre en charge. Le professeur Mustapha Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), qualifie le phénomène de « grave » et qui nécessite des réflexions sérieuses.


Des mesures de lutte efficaces doivent être de mise, à en croire ce bilan qui donne froid dans le dos. Le taux de déperdition scolaire augmente progressivement et accentue les vices qui contribuent à détruire notre jeunesse.


Le Pr Khiati, qui s’exprimait hier sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, a tiré encore une fois la sonnette d’alarme sur ce phénomène qui prend de l’ampleur. « Le phénomène de la déperdition scolaire est très grave même si on veut le banaliser ou surtout le réduire. Malheureusement, sur le terrain il n y’a pas eu des mesures efficaces ou des réflexions sérieuses pour freiner l’ascension de ce drame », s’est insurgé le président de la Forem. Il évoque les contradictions existant dans les chiffres officiels, selon lesquels ce phénomène ne toucherait que 9% des élèves, un pourcentage ramené à 4% par l’ancienne ministre de l’Education nationale. Le Pr Khiati cite, par contre, les statistiques d’un syndicat, le Conseil des lycées d’Algérie (CELA), selon lesquelles les déperditions scolaires touchent annuellement 500 000 enfants, soit en tout 10 millions sur une période de 20 années. Pour cela, l’intervenant remet en cause tout le système scolaire, qui est réellement en crise et souffre de nombreuses insuffisances et autres carences.


Déplorant l’absence d’études sérieuses sur le sujet permettant d’en cerner les causes, l’intervenant met toutefois en avant la surcharge des classes, la dégradation de la qualité de l’enseignement et l’absence d’une stratégie claire d’organisation de l’enseignement. Ce sont des conditions pédagogiques défavorables qui favorisent l’abandon définitif de l’école par les écoliers.


Dans ce contexte, l’intervenant pointe également du doigt les habitudes de « bourrage de crâne » des écoliers et les programmes surchargés dont ils sont victimes, et qui sont obligés en plus de transporter, chaque jour, près de 13 kilos de manuels et de cahiers dans leur cartable. Pour le Pr Khiati, il n, y avait jamais eu d’études depuis l’indépendance pour connaître les raisons de cette déperdition, surtout au niveau primaire.


Bien que théoriquement l’école soit obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, l’invité de la radio regrette que le phénomène d’abandon commence dans certaines régions dès la première année primaire. Selon lui, aucune loi n’oblige les parents à envoyer leurs enfants à l’école, ou n’interdit aux responsables de l’éducation d’exclure des enfants âgés de moins de 16 ans de l’école. Il a par ailleurs plaidé pour l’instauration de lois ayant pour but de pénaliser les personnes à l’origine de cette déperdition, que ce soit les parents ou l’école. « Nous avons depuis longtemps réclamé une prise de mesures pour cerner le phénomène, malheureusement rien n’a été fait, notamment pour lutter contre le travail des enfants. Un phénomène grave qui n’a jamais trouvé d’issue », a-t-il regretté.

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