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Un baril à 80 dollars d’ici décembre ?

22 mai 2016 | 22:05
Djamel Zerrouk

Les cours du pétrole devraient atteindre probablement les 50 dollars avant la semaine prochaine, prédisent les analystes.

« On dirait que nous reprenons juste notre souffle avant de faire une tentative vers les 50 dollars la semaine prochaine », a déclaré Carl Larry, chez Frost & Sullivan, estimant que la solidité de la demande américaine et les problèmes d’approvisionnement dus aux incendies au Canada et aux sabotages au Nigeria, sans parler de la crise politique et sociale qui secoue le Venezuela, justifieraient une reprise de la tendance haussière.

Le baril de pétrole brent, qui sert de brut de référence au niveau mondial, valait hier 48,80 dollars. Son prix détermine celui de 60% des pétroles extraits dans le monde. Les deux autres références concernant le cours du pétrole sont le West Texas Intermediate et le Dubaï Crude.

Cette tendance haussière, prévue par les analystes depuis plusieurs mois, vient d’être confirmée par Anas Al-Saleh, le ministre koweïtien par intérim du Pétrole, qui dit s’attendre « au rééquilibrage du marché dans la seconde moitié de l’année grâce à une augmentation de l’offre « . « Ce n’est plus qu’une question de temps avant que le baril ne repasse au-dessus des 50 dollars « , a-t-il ajouté.

Ayant frôlé le seuil fatidique des 20 dollars à la fin de l’année 2015, le brut a commencé, certes très lentement, à se diriger vers ses « cours normaux « dès janvier 2016.

D’aucuns sont même allés jusqu’à prédire au brut de se négocier à son juste prix « ou presque », comme le soulignait le géopolitologue Emad Mostaque de Ecstrat, un think tank bien informé sur les questions énergétiques.

« A un horizon de quelques années, et sauf conflit géopolitique grave, les prix ne reviendront pas à 130 dollars par baril. On peut tout au plus imaginer d’ici quelques mois, ou à la fin de 2016, un prix de 70 à 80 dollars.

Ce prix permettrait un redémarrage des projets, donc donnerait un signe clair d’augmentation de la production à horizon assez court « , déclarait en octobre 2015 l’expert dans un entretien à Atlantico.fr, un média en ligne français.

Et d’ajouter, comme pour marteler, qu’un « petit prix « du brut n’arrangerait personne, ni les pays producteurs ni les puissances économiques qui détiennent les principales compagnies dont le but évident est de faire des profits dans l’extraction du pétrole : « La production de pétroles de schistes repartirait très vite.
Actuellement la moitié des appareils qui permettent de forer les puits de production de ces pétroles de schistes sont à l’arrêt car à 50 dollars, en moyenne, les profits sont limités, voire négatifs.

A 70 ou 80 dollars, la production américaine redémarrerait très vite « . L’Algérie est le quatrième producteur de pétrole en Afrique, après le Nigeria, la Libye et l’Angola.

Contrairement à certains pays du cartel, l’Algérie s’est toujours gardé de ne pas intensifier sa production pétrolière pour préserver les réserves de brut le plus longtemps possible, et ce au profit des générations futures.

Un des plus chers au monde, car étant un pétrole léger à moindre teneur en soufre, et de ce fait apprécié des raffineurs. Le brut algérien, appelé Sahara Blend. Il est logiquement plus cher que le Brent de la mer du Nord. 

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