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Engagement russo-saoudien et froideur du marché

Un baril à 60 dollars réclamé par l’OPEP

5 septembre 2016 | 20:09
H. R.

Entre un rebond surprenant des cours du baril et les incertitudes qui pèsent encore sur un éventuel accord des producteurs lors du sommet d’Alger, le secteur énergétique mondial reste encore dans une situation de « spéculation » et pratiquement tous les intervenants ne savent plus sur quel pied danser.

Des incertitudes alimentées encore par des hypothèses pessimistes de la part des économistes, mais aussi par la tendance encore floue des politiciens et des diplomates sur la situation géopolitique dans certaines régions de la planète.

Pour de nombreux spécialistes, il existe un manque de conviction sur le marché, d’où son instabilité actuelle. Un marché qui a fortement besoin de déclarations et de décisions fermes ou d’un accord entre les gros producteurs mondiaux du pétrole.

C’est la perspective d’une entente qui se dessine lors du prochain sommet informel d’Alger, lors d’un Forum international, qui semble être la meilleure opportunité pour tout le monde pour rehausser les cours, les stabiliser dans une fourchette acceptable et bénéfique et surtout maintenir des seuils de production à des niveaux logiques et moins spéculatifs.

Hier matin, les cours du Brent ont réalisé un bond inattendu de 5% atteignant presque les 49 dollars le baril. Selon des analystes, cette hausse s’explique par des achats spéculatifs, alors que d’autres estiment que c’est plutôt des déclarations de bonne volonté exprimées par les pays producteurs sur un éventuel accord qui serait derrière ce rebond.

Notamment celle du président russe Poutine qui a plaidé en faveur d’un gel de la production. Dans ce cadre, il faudra encore s’attendre à des réactions du marché quand le ministre saoudien du Pétrole va commenter la situation en marge du sommet du G20 à Hangzhou. Pour certains, l’absence d’annonce aura un effet négatif sur les cours.

Cependant, avec les déclarations positives de l’Irak, des saoudiens et des russes, ainsi que de la disponibilité « partielle » des iraniens, il semble qu’on se dirige vers une entente sur les cours lors de la rencontre d’Alger du 26 au 28 septembre prochain.

Rappelons que l’Algérie plaide pour un prix avoisinant les 60 dollars le baril, et qui ne pourrait être atteint que par la réduction à court terme de la production ou d’un gel à moyen terme de la production, afin de raffermir les prix.

C’est ce dernier aspect qui pose problème, puisque Téhéran refuse d’y adhérer, arguant qu’elle doit retrouver ses anciennes parts du marché après les avoir perdu lors des sanctions occidentales. Pour Ryad, il faut que tout le monde participe au gel, y compris l’Iran.

Quoi qu’il en soit, le marché garde encore la tête froide en dépit de l’engagement russo-saoudien annoncé hier en Chine et les soutiens des Emirats arabes unis et du Koweit. Les portées de telles déclarations demeurent encore limitées.

Par ailleurs, l’ancien PDG de Sonatrach Attar Abdelmadjid a affirmé que la « prochaine rencontre informelle des membres de l’OPEP pourrait contribuer à une relance des cours ». Pour lui, il s’agit d’un bon « présage » de la conclusion d’un accord de stabilisation des prix, même si rien n’est acquis, » car la majorité des membres du cartel sont favorables à cet accord sur le gel ».

Attar estime que tous les signaux sont positifs, soulignant que le seul « niveau de production ne détermine plus le prix », car nous « sommes en train d’entrer dans une nouvelle ère où la consommation énergétique va complètement changer ».

« Autrefois, il suffisait d’une simple grève au Nigéria pour voir les prix bondir » dira t-il, alors « qu’un petit conflit au Moyen orient crée une crise », affirmant que « maintenant ce n’est plus le cas ». L’ancien ministre de l’Hydraulique a estimé qu’il y a au moins sept paramètres fondamentaux qui agissent sur les cours du brut, dont l’offre et la demande, la hausse de la production américaine des hydrocarbures non conventionnels, la valeur du dollar et son renchérissement.

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