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Un bac sous black-out

19 juin 2016 | 18:58
Lynda Louifi


C’est un bac partiel qui a débuté ce dimanche sous un black-out total des réseaux sociaux et des messageries et moteurs de recherche Google. Les abonnés au Net algériens ont subi le dommage collatéral de la décision des responsables des télécommunications de faire barrage aux tricheurs du bac.


Une situation inédite qui n’a pas été du goût des foyers et des entreprises dont l’accès aux réseaux est nécessaire. Certains ont pu contourner l’interdit grâce aux VPN mais la majorité a été pénalisée. Le black-out a été levé dans l’après-midi.


Les réseaux sociaux, notamment Facebook, Twitter et Instagram, sont inaccessibles pour les internautes algériens depuis la veille des épreuves partielles du bac 2016. La coupure va durer jusqu’au 23 juin, date de la fin des examens Les réseaux sociaux ont fortement perturbé cette année le déroulement des examens de fin de cycles moyen et secondaire. 


Au lendemain du premier jour des épreuves du baccalauréat 2016, plusieurs fuites de sujets ont été constatées sur ces réseaux. Les autorités ont, à cet effet, jugé nécessaire de les rendre inaccessibles durant toute la période de la tenue de cette session partielle, et ce dans le but d’éviter que ne se reproduise le scénario de la fraude.


Le gouvernement a donc pris la décision de couper l’accès aux réseaux sociaux pour protéger les candidats aux épreuves partielles du bac, lesquelles ont débuté hier, des faux sujets, selon une source du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, précisant toutefois qu’Internet fonctionne normalement et que seuls les réseaux sociaux sont coupés.
A-t-on le droit de priver tout un pays de l’accès aux réseaux sociaux sous prétexte de sécuriser un examen ?


D’autant plus que ces réseaux sont utilisés quotidiennement par les internautes algériens, notamment dans le cadre de leur travail quotidien. En effet, cette coupure a concerné en premier lieu les réseaux sociaux Facebook et Twitter – ce sont les plus consultés en Algérie -avant d’être élargie à toutes les prestations de service internet, pénalisant ainsi des milliers d’usagers. Certains sites étaient carrément inaccessibles, alors que l’accès à d’autres sites était « lents » et « difficiles », selon des internautes qui s’interrogent sur le temps que prendra cette perturbation. 


Il convient de noter que ce dispositif a été mis en place par plusieurs institutions, dont le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, le ministère de l’Education nationale, la Gendarmerie nationale, les opérateurs de téléphonie mobile et l’ARPT.

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