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Tripoli exclu une intervention étrangère contre Daech

5 juin 2016 | 19:19
M. K. et agences

Démenti des informations qui faisaient état depuis début 2016 d’une intervention internationale imminente en Libye, ou simple report de cette éventualité ?

Le Premier ministre du gouvernement d’union nationale libyen, Fayez el-Sarraj, a exclu une intervention militaire internationale pour lutter contre le groupe terroriste Daech dont la menace se fait grandissante en Libye depuis leur implantation dans ce pays fin 2014.

« C’est vrai que nous avons besoin d’aide de la communauté internationale dans notre guerre contre le terrorisme et il est vrai que nous en avons déjà reçue. Mais nous ne parlons pas d’intervention internationale », déclare-t-il dans une interview publiée hier par le Journal du Dimanche.

L’intervention de troupes au sol est « contraire à nos principes. C’est pourquoi, nous souhaitons l’éviter », explique Fayez el-Sarraj dont le gouvernement est reconnu par la communauté internationale et a reçu le soutien des anciennes autorités qui contrôlaient la capitale Tripoli et de milices armées dans l’ouest du pays.

« Nous avons besoin en revanche d’images satellites, de renseignements, d’aides techniques. Pas de bombardements », ajoute-t-il. Nouvel exécutif libyen, le GNA est basé à Tripoli depuis deux mois et peine actuellement à asseoir son autorité sur un pays miné par les divisions et les violences depuis le renversement du Guide de la Révolution libyenne Mouammar Kadhafi en 2011.

Pour reconstruire le pays, « notre démarche repose sur trois piliers : l’économie, la sécurité et l’Accord national, qui prévoit l’unité et la réconciliation du pays. Nous savons très bien que les malentendus entre les différentes parties ont failli causer la division du pays. Mais nous travaillons aujourd’hui à l’unifier », affirme-t-il au journal dominical français.

Interrogé sur l’existence d’un deuxième gouvernement en Libye, Fayez el-Sarraj estime que « dans l’Est, on trouve beaucoup de gens sages, qui sont opposés à cette division ». « J’espère toujours que nous allons trouver un accord. Il faut donner une chance aux différentes parties de participer à notre programme de reconstruction », ajoute-t-il.

Pour le Premier ministre, la « victoire totale sur l’EI-Daech à Syrte est proche ». « Nous pourrons ainsi prendre le contrôle de toutes ces zones qu’il a investies. Nous espérons aussi que cette guerre contre le terrorisme puisse unir la Libye. Mais elle sera longue. Et la communauté internationale le sait », avertit-il.

D’ailleurs, les forces du gouvernement libyen d’union nationale ont annoncé samedi soir avoir repris à Daech une importante base aérienne près de Syrte, le fief des terroristes situé à 450 kilomètres à l’est de Tripoli.

Des militaires libyens fidèles au gouvernement d’unité nationale ont délogé les terroristes de Daech de la base aérienne de Ghardabiya, située au sud de la ville de Syrte (nord de la Libye), selon le porte-parole de l’armée, le colonel Mohammed Al-Ghasri.
​Vendredi, il a été annoncé que l’armée libyenne était entrée dans la ville de Syrte, bastion des terroristes de Daech.

Selon le colonel, la prise de la base aérienne, située à 20 km du centre de Syrte, a une importance stratégique, coupant les voies de ravitaillement des terroristes et obligeant ces derniers à fuir vers le centre-ville.

L’opération a fait trois morts et cinq blessés du côté de l’armée, a précisé le porte-parole. L’opération de libération de la ville de Syrte a été lancée début mai sur ordre du commandant en chef de l’armée nationale libyenne, Khalifa Haftar. Le groupe terroriste a pris pied en Libye en prenant le contrôle de Syrte l’an dernier, à la faveur du chaos qui règne dans le pays, quatre ans après le renversement de Mouammar Kadhafi.

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