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10429

Transparence

3 octobre 2015 | 18:27
N. M.

L’austérité proclamée, malgré les premières déclarations rassurantes du Premier ministre, n’a toujours pas bénéficié de la campagne de communication nécessaire en pareilles circonstances. Hormis les quelques informations ou fuites venues des administrations locales, rien n’a été rendu public quant aux incidences directes des nouvelles restrictions bugétaires.

Les citoyens sont dans l’expectative, inquiets, ballotés entre les déclarations des responsables qui prétendent ne rien détenir d’officiel et ceux qui évoquent des circulaires et des instructions imposant le gel de tous les projets.

Bien entendu, moult raisons objectives peuvent mettre dans l’embarras notre gouvernance par rapport à la communication officielle toujours à double tranchant. Et, dans ce cas de figure caractérisé par l’instabilité de la décision politique en relation avec des facteurs macro économiques, il n’est pas aisé de livrer à l’opinion publique les éléments d’une stratégie de crise.

On peut même s’imaginer que le pouvoir exécutif tente de cacher sa méthode et ses indicateurs pour éviter trop de vulnérabilité dans un système dépendant des importations ou de monopoles internes en matière d’approvisionnement ou d’activités essentielles.

Cependant, la discrétion sur les sujets sensibles, pour protéger ce qui peut l’être de notre souveraineté économique, ne doit pas devenir le prétexte à l’opacité totale. Un minimum d’informations doit parvenir au peuple en ce qui concerne son quotidien.

Les chantiers suspendus, les marchés bloqués, les infrastructures promises, etc. Une feuille de route d’urgence doit être dévoilée sous le contrôle des instances démocratiques pour démontrer que le gouvernement maîtrise la situation et agit en conséquence. Si ce n’est pas le cas, un remaniement s’impose.

Le prochain Conseil des ministres devra donc penser à rassurer l’ensemble des citoyens sur ce qu’ils peuvent encore espérer du plan quinquennal en cours et sur ce qui devra être remis à une période plus faste pour notre développement. La révision de la Constitution n’étant pas le sujet le plus anxiogène chez la majorité des Algériens, l’Etat doit respecter la hiérarchie des préoccupations en communiquant subséquemment.

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