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Traitement des déchets ménagers : Deux universitaires à la rescousse

24 juin 2019 | 21:06
Tizi-Ouzouécologie Saïd Tissegouine


Boudjima, à l’instar de la plupart des communes de la wilaya de Tizi-Ouzou, était confrontée durant de longues années à l’épineuse problématique du traitement des déchets ménagers et de la sauvegarde de l’élément environnemental. Et pour dire vrai, la catastrophe environnementale a été évitée de justesse. Et pour cause : l’unique décharge communale existante au lieudit « Yaffadjène » était très saturée. Et pour réduire un tant soit peu la quantité de déchets emmagasinée par la dite décharge, les responsables concernés n’avaient d’autre choix que de faire recours à l’incinération.


Cette solution était pourtant loin d’être idoine dans la mesure où la fumée dégagée par le feu n’a pas été sans effet sur la santé publique, notamment pour les habitants des villages alentours. Dans certains cas, à force de concentration du méthane dans la décharge, le feu se déclarait tout seul ; ce qui n’était pas sans danger aussi puisque les espaces boisés n’étaient pas éloignés du point où le feu se déclarait. L’autre élément et non des moindres, source du non-respect des règles écologiques et de traitement des déchets ménagers, vient du simple citoyen lui-même. En effet, nombreux étaient ceux qui faisaient la confusion entre l’ordure ménagère et les autres éléments rentrant dans la catégorie « déchets », tels que le fumier et les gravats. Il n’était pas rare effectivement que des sacs pleins à craquer de ces derniers soient jetés dans les bennes de camions de ramassage des ordures ménagères. En somme, les causes à effets dévastateurs étaient nombreuses et itératives.


C’est pourquoi à un moment donné administrateurs et administrés de la commune de Boudjima ont tiré la sonnette d’alarme. Il fallait absolument trouver une solution alternative et surtout efficace. C’est dans ce sens que les universitaires Tafsut Challal et Nora Abkari de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou ont décidé de s’y impliquer. Missionnées par leurs responsables du département des sciences biologiques et agronomiques, Tafsut Challal et sa collègue Nora Abkari, sans tarder, ont mis au point, après étude de la situation et du terrain, un plan de travail qui ne tardera pas à donner ses fruits. Mobilisées sur ce dossier dès le 27 février 2019, elles ont commencé par mener une vaste opération de sensibilisation auprès de l’ensemble des citoyens de la commune de Boudjima.


Cette campagne de sensibilisation sur les voies et moyens à garantir un environnement sain a touché aussi les établissements éducatifs ainsi que les organismes et entreprises à forte activité humaine. Et dans ce cadre précis, les universitaires Tafsut Challal et Nora Abkari ont mis largement en évidence vis-à-vis de leurs différents interlocuteurs la nécessité de réduire la quantité des déchets générés par les ménages et, en même temps, mis au point un autre schéma de gestion des déchets ménagers considéré comme écologique et plus durable. Ce schéma novateur a consisté en l’instauration d’un système appelé « tri sélectif » ou tri des déchets à la source, et ce par la réalisation de centres de tri et enfin le compostage de déchets identifiés et reconnus comme organiques. Tafsut Challal et Nora Abkari ont choisi Tissegouine comme village-pilote. Le début de l’opération au niveau du village s’est traduit par la mise en place de mini-centres de tri où les déchets, par leur nature, sont catégorisés et isolés par lots les uns des autres. C’est ainsi que les déchets organiques font désormais l’objet de compostage et sont utilisés comme fertilisants par les habitants de Tissegouine. Concernant le plastique, le verre, le métal et autres éléments non dégradables à court et moyen termes, elles ont recommandé la mise en place au niveau de chaque quartier du village de niches et capharnaüms pour les réceptionner. Par cette solution éminemment scientifique, la propreté et la salubrité environnementale du village de Tissegouine sont devenues indiscutables. Plus encore, les


 


dix-sept autres villages que compte la commune de Boudjima ont repris ce modèle de gestion et de traitement des déchets ménagers. Les résultats de la mise en pratique de ce modèle se sont traduits en premier par la réduction de plus de 50% des déchets ménagers destinés à la décharge publique communale. En deuxième lieu, les espaces boisés de la commune, constitués principalement de maquis, ont repris leur aspect naturel. Ainsi cette désormais préservation de la nature est à considérer comme garante de l’avenir de la faune et de la flore. Notons enfin que les travaux scientifiques de Tafsut Challal et Nora Abkari, dont vient de bénéficier la commune rurale de Boudjima, doivent être également mis à profit par les autres communes de la wilaya de Tizi-Ouzou et même celles des autres wilayas du pays qui souffrent encore de la problématique du traitement des déchets ménagers. D’ailleurs, les deux universirtaires comptent mener d’autres missions écologiques, notamment dans les régions où les besoins se font ressentir.

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