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Tractations turco-syriennes à Alger

12 juillet 2016 | 20:06
Hocine Adryen

Selon certaines informations, des négociations secrètes seraient en cours entre la Syrie et la Turquie à Alger. Aucune information n’a filtré sur le niveau des délégations syrienne et turque qui séjournent à Alger depuis quelques jours…

Si un rapprochement entre la Turquie et la Syrie est acté, ce sera l’œuvre de la diplomatie algérienne qui aura frappé alors un grand coup médiatique au retentissement mondial.

Selon le responsable du Parti des travailleurs turc, présidé par Dogu Perincek, l’Algérie aurait favorisé un dialogue direct entre la Turquie et la Syrie pour tenter de trouver une issue politique à la guerre civile qui ravage la Syrie depuis plus de cinq ans.

Le président du Parti des travailleurs turc, Dogu Perincek, a affirmé sur les ondes de La Voix de la Russie que « des pourparlers seraient en cours à Alger » entre la Syrie et la Turquie.

D’ailleurs, lors d’une séance plénière du Parlement turc, le chef du groupe Parlementaire du Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde), Idris Baluken, a exigé du gouvernement qu’il fasse toute la lumière sur les rumeurs concernant des négociations secrètes entre Ankara et Damas. Tout porte à croire qu’Ankara se prépare à changer de position et à ne plus qualifier d’ennemi, mais de frère, le président syrien Bachar el Assad.

Depuis le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011, la Turquie était devenue la plaque tournante des éléments de Daech qui transitaient par ce pays pour rejoindre l’Irak ou la Syrie, pays frontaliers avec la Turquie.

Cette sortie d’un responsables de parti turc n’a pas été confirmée ni infirmée par les protagonistes, moins encore par la partie algérienne à travers son ministère des Affaires étrangères, plus prompte d’ailleurs à réagir a tout ce qui touche le domaine diplomatique.

La diplomatie algérienne qui entretient de très bonnes relations avec les deux pays et surtout avec la Syrie, mise au banc des accusés par l’ensemble des pays arabes, est reconnue par ailleurs comme l’une de plus actives dans le monde dans le règlement des conflits régionaux. L’Algérie a toujours privilégié le dialogue et la concertation contre la remontrance et l’intervention étrangère.

Que ce soit sur le conflit malien, récemment ou au début des années 90 lors des événements des « Grands lacs » au cœur du continent africain, modelé du Nord au Sud par un chapelet de lacs formant des frontières naturelles entre les pays qui les entourent : République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie, tous peuplés de nombreuses ethnieset enfin la conclusion à Alger d’un accord frontalier entre l’Irak et l’Iran le 6 mars 1975, (dénoncé 5 ans plus tard par Saddam Hussein) la diplomatie algérienne a toujours été très active et très engagée auprès de plusieurs pays arabes et africains. 

Elle fut l’une des marques de fabrique de l’Algérie indépendante qui faisait de la révolution le fondement même de son existence et de son action à l’international. Et c’est à ce titre qu’elle a été choisie par les deux pays pour offrir ses bons offices.

Ce qui explique d’ailleurs les nombreux tête-à-tête entre le président Bouteflika et le diplomate chevronné Lakhdar Brahimi, qui fut un moment donné l’envoyé spécial du SG de l’ONU et du monde arabe dans ce conflit avant de déposer sa démission en mai 2014, frustré par l’impasse des négociations. La guerre en Syrie, qui a débuté en mars 2011, a fait plus de 270 000 morts. Elle a poussé plus de la moitié de la population à quitter son foyer et provoqué par ricochet une importante crise des réfugiés au Proche-Orient et en Europe.

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