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Tiguentourine : cinq ans déjà

17 janvier 2018 | 18:21


Cinq ans sont passés. Le site gazier de Tiguentourine à In Aménas, parmi les plus importants du pays, a été lâchement attaqué le 16 janvier 2013 par un commando composé de 32 terroristes, alors dirigé par le sanguinaire Mokhtar Belmokhtar. Cinq ans après, British Petroleum (Grande-Bretagne) et Statoil (Norvège) ont réinvesti Tiguentourine après une éclipse de plusieurs années. Après des enjeux sécuritaires, place aux enjeux économiques à Tiguentourine.


Au moment où l’Algérie rend hommage aux victimes de l’attaque lâche d’un commando d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), le 16 janvier 2013, contre la base de vie du site gazier de Tiguentourine, à In Aménas, l’Armée nationale populaire (ANP) ne cesse d’éliminer des terroristes et d’intercepter des armements venant des pays limitrophes à la ville. Cinq ans déjà sont passés depuis le triste 16 janvier 2013 qui a endeuillé tout le pays suite à une prise d’otages sanglante, planifiée et exécutée par un commando terroriste composé de 32 membres affiliés à AQMI et visant la base de vie de Tinguentourine, en plein désert du pays. Ce groupe armé, qui est né en plein désert malien et dont le chef terroriste n’est autre que le tristement célèbre Mokhtar Belmokhtar, est en train de subir de sévères coups de la part de l’ANP. En effet, plusieurs dizaines de terroristes ont été éliminés, sans oublier l’interception de plusieurs armements, introduits par les groupes armés dans le pays. Il y a deux ans, soit en 2016, sept terroristes libyens membres d’El-Mourabitoune ont été arrêtés par les forces de l’ANP, et ce aux alentours de Tiguentourine. Les terroristes avaient sûrement projeté d’attaquer, une nouvelle fois, le site gazier ou encore une autre infrastructure pétrolière de la région. L’opération a été menée par le détachement relevant du secteur opérationnel d’In Aménas (4e région militaire). Les sept terroristes libyens ont été arrêtés suite à une embuscade tendue près de la localité de Hassi Kiyout. Quatre pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, quatre fusils à pompe, un fusil à lunette, une paire de jumelles ainsi qu’une importante quantité de munitions et trois véhicules tout-terrain ont également été récupérés. Cette opération antiterroriste a ainsi déjoué les plans diaboliques des groupes armés qui font tout pour attaquer à nouveau la base de vie de Tiguentourine.


Tiguentourine, la leçon
Cinq ans après la prise d’otages sanguinaire du site gazier de Tiguentourine à In Aménas, il est temps de récapituler les faits et surtout d’en tirer des leçons pour que ce genre d’attaque terroriste, bien que toujours probable, ne se reproduise plus sur le sol algérien. Tiguentourine, cette ville du sud du pays abritant un immense site gazier des plus importants, a été ciblé par une attaque d’envergure exécuté par un commando terroriste composé de plus de 30 kamikazes, tous affiliés aux « Signataires par le sang » et dirigés par le tristement célèbre Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Bou El-Abbès ou encore alias Mokhtar Marlboro. Les terroristes, après avoir pris pour cible un bus transportant des employés étrangers du British Petroleum, une action fort heureusement déjouée par les gendarmes d’intervention (SSI), se sont dirigés, vers le site gazier de Tiguentourine. Un agent de sécurité algérien a été tué par les assaillants alors que ces derniers enfonçaient le portail. Ce fut là le début d’une prise d’otages spectaculaire durant laquelle des centaines d’employés de Sonatrach et de British Petroleum, Algériens et étrangers, ont été détenus en otages par les terroristes. Très vite, le commando terroriste s’est éparpillé en petits groupes et chaque group constitué de 5 à 6 éléments, gardait des dizaines d’otages dans chaque grande chambre et dans les couloirs du site gazier. Munis de ceintures d’explosifs, de kalachnikovs et de roquettes ainsi que de grenades et autres missiles, les terroristes étaient fortement armés et déterminés à faire un véritable carnage, qui resterait gravé à jamais dans les annales des prises d’otages dans le monde. Fort heureusement, les autorités militaires algériennes, très expérimentées dans la lutte contre le terrorisme, ont su gérer cette prise d’otages. L’intervention des forces d’élites de l’ANP, de la Gendarmerie nationale et des unités spéciales, par air et sur terre, a en effet été menée avec une parfaite maîtrise. 48 heures ont suffi aux unités spéciales pour éviter le pire, éliminer le commando terroriste et sauver plus de 700 employés (Algériens et étrangers). Toutefois, l’attaque terroriste a causé la mort de 37 employés, dont un Algérien et 36 étrangers. Cinq ans après, les Algériens se souviennent toujours de cette triste attaque, suivie par le monde entier.


Hommage aux gendarmes experts de l’INCC
Les gendarmes experts de l’INCC ont expliqué comment leurs unités sont intervenues, ont identifié et traité les restes des empreintes génétiques des cadavres des étrangers tués lors de l’attaque terroriste du site gazier de Tiguentourine. En présence de spécialistes de nombreux pays, conviés à participer au séminaire organisé il y a trois ans de cela à Alger par le commandement de la Gendarmerie nationale, les gendarmes experts de l’INCC ont expliqué le grand travail accompli par les spécialistes de l’Institut de Bouchaoui, notamment par l’unité de la Gendarmerie nationale spécialisée dans l’identification des cadavres. Cette unité, qui a eu à intervenir après l’attaque terroriste de Tiguentourine en janvier 2013, a procédé à l’identification de l’ensemble des victimes, mais aussi à celle des terroristes, et ce dans des délais très courts et d’une manière telle que l’opération a suscité l’admiration des responsables et experts étrangers. A la suite de l’attentat terroriste perpétré le 16 janvier 2013 au site gazier de Tiguentourine, qui a fait 37 victimes, dont 36 étrangers, alors que 32 terroristes ont été éliminés, l’unité de la Gendarmerie nationale spécialisée dans l’identification des cadavres, constituée de 18 spécialistes, est arrivée sur le lieu de la prise d’otages le 18 janvier 2013 pour procéder aux opérations d’identification des cadavres. Le même jour, à 7h30, les 18 gendarmes experts se trouvaient déjà à l’aéroport d’In Aménas, et à 11h30, ils étaient déjà à l’hôpital d’In Aménas pour entamer l’étude des prélèvements génétiques sur les corps des étrangers tués lors de la prise d’otages mais aussi identifier les auteurs de l’attaque, notamment leur nationalité et leur âge. Une mission délicate dans la mesure où c’était la première fois que les gendarmes experts de l’INCC procédaient à une opération d’identification aussi vaste. Sur place, les gendarmes experts de l’INCC se sont scindés en deux équipes, composée chacune de 9 spécialistes. La première équipe s’est chargée de la mission dite « post mortem », qui consistait à rassembler les corps et les restes cadavériques, en plus de la description des vêtements et objets personnels des cadavres (téléphones, documents, bijoux, montres…), de l’examen externe des corps mais aussi des particularités morphologiques et anatomiques, et enfin du prélèvement des empreintes digitales par live scan. La deuxième équipe dépêchée à Tiguentourine s’est, pour sa part, chargée de récupérer les échantillons prélevés par la première équipe mais aussi de recueillir des informations sur les otages tués et de prendre contact avec leurs familles en vue d’obtenir des données qui serviraient à la phase appelée « antemortem ». L’équipe « postmortem », pour sa part, a été encadrée par deux gendarmes spécialistes en médecine légale, un odontologue, deux biologistes, deux spécialistes en empreintes digitales et enfin des gendarmes techniciens. D’autre part, neuf autres gendarmes experts ont été mobilisés pour faire le reste du travail : un gendarme gestionnaire de la scène de crime, deux spécialistes en incendie-explosion, deux autres en examen de véhicules, un gendarme spécialisé en biologie, deux spécialistes en balistique et enfin un gendarme expert en électronique-informatique. Rien n’a été laissé au hasard et tout a été passé au peigne fin sur le site gazier. Autrement dit, les étrangers tués lors de cette attaque, revendiquée par le chef sanguinaire Mokhtar Belmokhtar, ont tous été identifiés par les gendarmes enquêteurs de l’INCC. Il en a été de même pour les terroristes ayant participé à l’attaque. La provenance de certaines armes utilisées par les kamikazes ont été reconnues grâce à leur numéro de série.


Le retour forcé des Britanniques et des Norvégiens à Tiguentourine
Cinq ans après l’attaque, les compagnies pétrolières Statoil et British Petroleum sont de retour avec, à la clef, un investissement de 500 millions de dollars avec Sonatrach. Les économistes ne manqueront pas de rappeler que l’Algérie est l’eldorado de nombre de compagnies pétrolières étrangères, notamment américaines. Il y a quelques semaines, la compagnie algérienne Sonatrach a signé un contrat de 500 millions de dollars avec British Petroleum et Statoil pour la production de gaz naturel supplémentaire à Tiguentourine. Un contrat qui signifie que l’Algérie attire toujours les convoitises de grandes compagnies étrangères à l’image du français Total, lequel n’a pas dérogé à la règle en signant d’importants contrats avec l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures. British Petroleum et Statoil en savent quelque chose. Après l’attaque terroriste menée contre Tiguentourine en 2013, British Petroleum et Statoil, qui avaient quitté les lieux, ont exprimé des exigences pour leur retour. L’Algérie avait répondu alors par le lancement d’un avis d’appel d’offres pour leur remplacement. C’est alors que British Petroleum et Statoil ont décidé de revenir à Tiguentourine pour ne pas perdre le marché et laisser ainsi d’autres concurrents s’installer en Algérie.

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