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Tebboune : « Pas de recours à l’endettement extérieur »

30 juillet 2017 | 19:21
M. K.


« Il est hors de question de recourir à l’endettement extérieur et nous ne voulons même pas y penser. » Phrase lapidaire mais tranchante, claire et nette.


Le Premier ministre aura voulu être juste, évitant de jouer le pyromane et le pompier, balayant d’un trait toute velléité de panique ou d’incertitude sur les capacités de l’Etat algérien a assurer sa souveraineté.


Transparent jusqu’au bout, le nouveau discours de Tebboune n’élude point les difficultés financières induites par la chute drastique des cours du pétrole.


« Nous refusons d’hypothéquer notre souveraineté, quelle que soit la situation, et ce sont là les instructions du président de la République », martèle-t-il lors de la réunion préparatoire d’hier consacrée à la tripartite.


Tebboune a ajouté que face aux « déséquilibres macroéconomiques dans le contexte du recul des recettes pétrolières, nous allons compter sur nos capacités, petites ou grandes soient-elles ».


Selon le gouvernement, l’Etat dispose de moyens matériels lui permettant de continuer à financer les projets de développement prioritaires notamment en matière de logement, de santé, d’enseignement, à payer les salaires et à importer à hauteur de 35 milliards de dollars par an.


En fait, « l’ambition de l’Algérie est beaucoup plus grande, puisqu’elle vise à être, le plus rapidement possible, au diapason des pays émergents par la mise en place d’une économie intégrée », a indiqué Tebboune.


Soulignant que l’Etat compte poursuivre les programmes d’investissement public mais de manière « plus rationnelle », le Premier ministre préconise d’abord une évaluation des efforts consentis, d’autant que les investissements publics accaparaient près d’un tiers du PIB, ce qui est énorme », a-t-il dit. Il a indiqué que « l’investissement public imprime une dynamique à l’économie nationale, mais que seule l’entreprise peut réellement créer de la richesse ».


Estimant que les grands investissements n’ont pas apporté les résultats escomptés, Tebboune milite pour une autre option et mise sur les PME, qui « ne nécessitent pas d’importants financements et donnent des résultats rapidement ».


Précisant que les PME seront orientées vers la satisfaction des besoins du marché local, l’un des plus importants marchés de consommation de la région, le Premier ministre a affirmé que « nous devons être les premiers à bénéficier de notre marché.


Nous n’importerons plus de biens de grande consommation si nous réussissons à développer un tissu local de PME ». « Beaucoup d’activités industrielles risquent aujourd’hui de s’arrêter si l’importation des intrants produits à l’étranger est stoppée », a-t-il expliqué.


Cette nouvelle approche en matière de financement de l’investissement sera accompagnée de mesures afin de rééquilibrer la fiscalité, d’une part, et récupérer les fonds du marché parallèle d’autre part. « Nous userons de tous les moyens, avec bienveillance, pour injecter les fonds du marché parallèle dans l’économie réelle », a déclaré le Premier ministre.


Evoquant les perspectives économiques du pays, Tebboune a estimé que l’ »Algérie est à mi-parcours en matière de diversification de l’économie, et que le parachèvement de ce qui reste à franchir est tributaire de l’adhésion à une vision économique unifiée conciliant intérêts du citoyen, de l’Etat et de l’entreprise », une vision qui fera, a-t-il dit, l’objet de discussions de la prochaine tripartite.

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