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Syrie : Ankara poursuivra ses opérations militaires contre les Kurdes

16 octobre 2019 | 20:18

La Turquie a affirmé mardi soir qu’elle poursuivrait son opération Source de paix dans le nord de la Syrie, avec ou sans le soutien de la communauté internationale, et a dénoncé au passage le « sale marché » passé entre les forces kurdes et les autorités syriennes.

« Nous allons continuer à combattre tous les groupes terroristes, y compris Daech, que le monde accepte ou pas de nous soutenir », a indiqué le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun. Dans ce contexte, il a estimé que l’accord conclu entre les forces kurdes et les autorités de Damas en vue de stopper l’offensive turque était un « sale marché ». Fahrettin Altun a également affirmé qu’Ankara et Washington étaient « d’accord sur la nécessité de combattre et empêcher la résurgence de Daech », bien que Donald Trump ait résolument appelé la Turquie à mettre fin à son opération militaire. Plus tôt dans la journée, Recep Tayyip Erdogan a affirmé que l’offensive turque dans le nord de la Syrie se poursuivrait jusqu’à ce que ses « objectifs soient atteints ». Par ailleurs, lors d’une conversation téléphonique dans la même soirée de mardi, Vladimir Poutine a discuté avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de la situation en Syrie, où se déroule actuellement une offensive turque, et l’a invité à venir en Russie « dans les prochains jours ». « Vladimir Poutine a invité Recep Tayyip Erdogan pour une visite de travail dans les prochains jours. L’invitation a été acceptée », a annoncé le Kremlin dans un communiqué. Au cours de cette conversation téléphonique à l’initiative de la Turquie, les deux dirigeants ont également souligné leur désir de préserver l’intégrité territoriale de la Syrie, selon le Kremlin. MM.Poutine et Erdogan se sont également prononcés en faveur de la poursuite du processus de règlement politique en Syrie et ont convenu de faciliter la convocation du Comité constitutionnel sous les auspices de l’Onu fin octobre à Genève. Les deux leaders ont souligné « la nécessité de prévenir un conflit entre les forces turques et syriennes » dans le nord de la Syrie où Ankara a lancé une offensive.

Lors d’une conversation téléphonique avec Emmanuel Macron, lundi 14 octobre, le Président turc a évoqué les objectifs de l’opération Source de paix en Syrie. Il a ainsi déclaré que cette offensive visait à contribuer à la paix et à la stabilité régionale et mondiale, et a fait remarquer que la sécurité de la Turquie et l’intégrité territoriale de la Syrie étaient menacées. L’armée syrienne a pour sa part restauré ce 15 octobre son contrôle sur la ville de Minbej et sur ses environs, dans le cadre d’un déploiement visant à contrer une offensive turque, a déclaré l’armée russe. Les militaires français ont entamé le retrait de leurs forces de Minbej, où elles étaient stationnées, tandis que les États-Unis ont déjà retiré leurs troupes de trois bases militaires. En pleine opération turque, le ministre français des Affaires étrangères J.Y Le Drian a déclaré hier qu’il fallait « discuter » avec Vladimir Poutine de la situation en Syrie car la « Russie a des intérêts communs avec la France ». Mais, bien que le Président turc ait affirmé face à Emmanuel Macron que l’offensive de son pays dans le nord de la Syrie vise à contribuer à la paix et à la stabilité régionale et mondiale, la diplomatie française n’est pas prête à baisser les bras sur ce dossier. Jean-Yves Le Drian s’est dit favorable à des

négociations avec la partie russe, laquelle « a des intérêts communs » avec la France. « Il faut discuter avec Vladimir Poutine parce que la Russie a des intérêts communs avec la France dans cette partie de la Syrie », a-t-il déclaré sur BFM TV et RMC, réagissant à l’invitation de Recep Tayyip Erdogan à Moscou pour négocier avec son homologue russe du dossier syrien. « La Russie fait ce qu’elle entend faire sur le reste de la Syrie. Notre ennemi c’est Daech. C’est Daech qui nous a frappés au cœur et nous devons les combattre par tous les moyens », a-t-il insisté. Selon lui, l’offensive turque ne représente pas une menace pour les camps sous contrôle kurde où sont détenus des djihadistes : « À ma connaissance, à l’heure actuelle, l’offensive turque et le positionnement des Forces démocratiques syriennes (FDS) n’ont pas abouti à ce que ces camps-là, qui sont essentiellement dans l’est du nord-est syrien, soient menacés dans leur sûreté et sécurité indispensables ».

M.Le Drian a fait savoir qu’il allait se rendre très « prochainement » en Irak pour discuter de la création dans ce pays d’un « dispositif » international pour juger les djihadistes du groupe Daech. « Il (faut) faire en sorte, avec les autorités irakiennes, que l’on puisse trouver les moyens d’avoir un dispositif judiciaire susceptible de juger l’ensemble de ces combattants, y compris a priori les combattants français [...], de juger ceux qui seraient pris en charge par les forces irakiennes », a-t-il affirmé. Une dizaine de djihadistes français détenus par les forces kurdes syriennes ont déjà été transférés fin janvier en Irak pour y être jugés.

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