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Suspension à l’importation de 851 produits 1,5 milliard de dollars sera économisés par an

4 février 2018 | 20:01

La mesure de suspension à l’importation de 851 produits devrait permettre à l’Algérie d’économiser un montant en devises de 1,5 milliard de dollars sur une année, a indiqué le ministre du Commerce Mohamed Benmeradi.

"Nous espérons gagner 1,5 milliard de dollars sur une année grâce à la suspension à l’importation des 851 produits comprenant 400 produits industriels dont l’importation avait coûté 1 milliard de dollars en 2016, et 451 produits agricoles et agroalimentaires", estime le ministre.

Concernant les craintes de certains opérateurs quant au risque de voir leurs activités entravées en raison de la suspension de l’importation de certains intrants, le ministre considère que s’il est légitime que ces derniers s’inquiètent, il n’en demeure pas moins qu’ils doivent savoir que "le but est de les protéger".

"Ceux qui sont en train de contester cette mesure sont ceux qui activent dans des filières que nous avons totalement protégées puisque nous avons interdit l’importation du produit fini. Donc déjà, nous leur avons offert un marché sur un plateau", affirme-t-il.

Selon lui, de nombreux opérateurs ont réalisé des investissements mais sont restés dans l’aval de l’activité et ne remontent pas en amont pour développer les intrants locaux à quelques très rares exceptions.

Par ailleurs, Benmeradi fait savoir que son département va lancer une évaluation de l’économie nationale en remontant jusqu’au début des années 2000 : "Nous sommes en train de préparer un rapport pour le gouvernement sur la situation du commerce extérieur de 2017 dans lequel nous allons expliquer pourquoi un déficit de plus de 11 milliards de dollars a été enregistré et pourquoi les importations n’ont pas baissé suffisamment. Et puis surtout nous allons faire, pour la première fois, une évaluation de long terme à partir de l’année 2000 et étudier ce qui s’est passé dans l’économie nationale. Nous y allons étudier les raisons qui ont fait que la part de l’économie nationale dans la couverture de la demande nationale n’a fait que baisser".

Interrogé sur la difficulté d’endiguer les importations en dépit des différentes mesures prises durant ces toutes dernières années, M. Benmeradi explique qu’elles sont nombreuses dont, en premier, le système de subventions indirectes et involontaires des importations.

La deuxième principale raison de la persistance des importations à un niveau élevé est l’incapacité du secteur industriel privé de réaliser la diversification et de contribuer, significativement, à la couverture de la demande nationale, détaille encore le ministre qui déplore la "très faible" production industrielle du pays.

Relevant que l’industrie algérienne est restée "basique", M. Benmeradi cite une étude faite par son ministère qui montre que 45.000 opérations d’importations, réalisées en 2017 par les 35 entreprises membres de l’Association des producteurs algériens de

boissons, font ressortir un coût d’importation oscillant entre 250 et 300 millions dollars, alors que les exportations de ces entreprises ne dépassent pas les 12 millions dollars.

Interrogé sur sa récente déclaration quant à la levée de la suspension des importations dans 2 ou 3 ans, il indique que cela n’est pas une décision du ministère du Commerce mais qu’elle émane de la loi régissant le commerce extérieur qui prévoit que dans le cas d’un déficit de la balance commerciale, le gouvernement peut prendre des mesures de sauvegarde dont la suspension "provisoire" des importations.

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