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Surcharge des classes : Une pénible charge dans les écoles

15 septembre 2018 | 20:13
EducationBenghabrit Lynda Louifi


La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a appelé ce samedi à garantir les moyens nécessaires pour assurer une bonne scolarisation et lutter contre la déperdition scolaire et le redoublement des classes, en faisant le point sur l’orientation des élèves vers l’enseignement et la formation professionnels qu’elle considère comme une étape loin d’être négative.


Le problème épineux de la déperdition scolaire et la surcharge des classes qui a suscité des critiques ayant entaché la rentrée scolaire 2018-2019 ont été longuement évoqués par la ministre de l’Éducation nationale, lors d’une conférence de presse organisée, hier, au forum d’El Moudjahid. En effet, le facteur du redoublement pèse lourd dans l’accroissement du phénomène de la surcharge des classes. Un des points abordés lors de sa dernière rencontre avec les partenaires sociaux. « Les syndicats et les parents d’élèves ont réclamé le droit au redoublement des élèves de terminale, mais ce redoublement est un facteur de surcharge des classes », tente-t-elle de convaincre en insistant sur l’obligation de respecter la souveraineté du conseil des professeurs, une fois qu’il juge que ces élèves ne sont pas admissibles au redoublement et sont orientés en formation professionnelle. « Il ne faut pas tomber dans la contradiction. Nous ne pouvons pas lutter contre la surcharge et en même temps réintégrer les élèves considérés par le conseil des professeurs comme ne pouvant pas refaire l’année scolaire », a souligné Benghebrit.


La deuxième contradiction, selon la ministre, c’est d’imposer au conseil, par une méthode administrative, la reprise des redoublants. Notre objectif principal est d’améliorer la qualité de l’éducation, a soutenu la ministre. Elle a également insisté sur le rôle important de l’enseignant dans le développement de la confiance en soi chez l’élève et l’accroissement de sa motivation. Pour lutter contre la surcharge des classes, Benghebrit a préconisé plusieurs solutions, dont essentiellement l’élargissement des examens de rattrapage aux élèves ayant obtenu, pour le cycle primaire, des moyennes entre 4 et 4,99 sur 10 et à ceux ayant obtenu, pour le cycle moyen, des moyennes entre 9 et 9,99 sur 20.


Le rattrapage concernera toutes les classes, à l’exception de celles des examens nationaux, à savoir la 5e année primaire, la 4e année moyenne et la 3e année secondaire. Interpellée sur la régression du niveau scolaire des élèves, Mme Nouria Benghebrit estimera que le mot « régression » est exagéré pour qualifier cette situation. Elle argumentera à ce propos que le taux de redoublement a été marqué par une légère décroissance au niveau des trois paliers. « Il se situe à 5% contre 12% auparavant pour ce qui concerne le niveau primaire, à 18% contre 23% pour le moyen et à 15% contre 28% pour ce qui concerne le secondaire », s’est-elle défendue. Elle soulignera de ce fait que le phénomène du redoublement a été engendré en grande partie par la surcharge des classes. Benghebrit, reconnaissant objectivement le phénomène, a tenté de l’expliquer et non de le « justifier ». Selon elle, le retard dans la réception des infrastructures scolaires en est une des causes. « Des lycées, des collèges, des écoles primaires ont été réceptionnés cette année, mais il y a des régions où des retards sont enregistrés dans la livraison des projets », dit-elle à ce propos, ajoutant aussi le facteur du


déplacement des populations, dans le cadre des opérations de relogement intervenues dans plusieurs wilayas. A cela s’ajoute le problème du taux de natalité, avec une population algérienne qui augmente chaque année de presque un million d’âmes. Et donc une pression permanente sur les infrastructures scolaires et pédagogiques.


La rencontre avec les partenaires sociaux est « positive »


Par ailleurs, la ministre de l’Éducation a qualifié la dernière rencontre avec les partenaires sociaux de l’éducation, notamment les syndicats et les associations des parents d’élèves, de « positive » et de « constructive », dans la mesure où elle a pu évoquer plusieurs questions d’actualité dont, notamment, la surcharge des classes. « Modestement, je peux dire qu’elle a été positive, car on a parlé en toute franchise et on a évoqué toutes les questions sans taboué », a-t-elle indiqué. Néanmoins elle a observé que les « syndicats doivent faire preuve de sens de la mesure ». « Ce que je dois attendre des partenaires sociaux c’est qu’ils soient professionnels », a déclaré la ministre, faisant allusion certainement aux revendicatio, socioprofesionnelles et à propos desquelles elle a indiqué que 50% des travailleurs de l’éducation vont bénéficier de nouvelles augmentations, dans la cadre de la mise en œuvre des réajustements introduits dans les classements catégoriels.


44 wilayas enseignent tamazight dans le primaire


 


La ministre de l’Éducation nationale a insisté sur l’élargissement de l’enseignement de tamazight au niveau national, en soulignant l’importance de l’évaluation pédagogique pouvant améliorer le rendement scolaire, ainsi que sur la lutte contre l’échec scolaire . Mme Benghebrit a indiqué que l’enseignement de tamazight enregistre une évolution, soit 44 wilayas qui enseignent dans le primaire. « Le nombre de wilayas qui enseignent tamazight a augmenté, passant de onze (11) wilayas à quarante-quatre (44) wilayas au niveau national », s’est-elle félicitée. La ministre de l’Éducation a indiqué par ailleurs que son département a mis en place un nouveau plan pour lutter efficacement contre l’échec scolaire.

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