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Soufiane Djilali : La radicalisation des positions va exacerber la situation

7 août 2019 | 14:00
A. Mehdid


La scène politique nationale connaît un « clivage » exacerbé par une radicalisation des positions entre la partie qui détient les commandes et ne fait pas preuve de « souplesse » et le Hirak, qui persiste à exiger la satisfaction de ses revendications.
C’est du moins le constat établi par le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali, invité ce mercredi du forum du quotidien arabophone El Wassat, estimant que cette « rigidité de positions » pourrait conduire vers une « dualité » non souhaitée et une situation d’incertitude totale.
Pour le président de Jil Jadid, l’institution militaire, réelle détentrice du pouvoir en cette conjoncture, devrait « revoir sa copie » et faire le premier pas en termes de concessions, soulignant que le climat d’apaisement est indispensable en vue d’instaurer une certaine confiance et d’aller vers des négociations sérieuses et responsables.
Sofiane Djilali a estimé qu’il est « inutile de nourrir des illusions en désignant une personnalité, aussi crédible soit-elle, pour mener le dialogue, car le système demeure verrouillé et pour aller au choix émanant des urnes, il nous faudrait un vrai pluralisme politique loin de toute démocratie de façade ».
Appelant dans la foulée à traiter la crise en tenant compte de la réalité politique, l’invité du forum a insisté sur le départ du gouvernement Bedoui, qu’il a qualifié d’illégitime, et qu’on ne peut pas se limiter aux seules dispositions de la Constitution ne répondant pas, pour l’heure, à la situation de blocage qui prend de l’ampleur.
La solution, de l’avis du président de Jil Jadid, commencera par l’élection présidentielle après la signature d’une charte émanant du processus du dialogue par l’ensemble des partenaires politiques et futurs candidats à l’échéance présidentielle. Ce document, explique-t-il, engagera tous les candidats à procéder, après élection, aux nouvelles réformes politiques et juridiques prédéfinies durant le dialogue, d’autant que la Constitution actuelle est « hyper présidentialiste » et ne garantit pas un équilibre entre les différents pouvoirs. Selon lui, le changement s’opèrera de manière à assurer le fonctionnement des institutions de l’Etat et la représentation de l’Algérie à l’international. 
Sur la question de la désobéissance civile, le président de Jil Jadid considère qu’il s’agit « d’une arme à double tranchant », du fait que ce moyen de pression peut « provoquer l’essoufflement du mouvement populaire, dans la mesure où l’on va créer au citoyen d’autres soucis liés à ses besoins rudimentaires quotidiens ». Pour lui, « l’essentiel est de maintenir la mobilisation populaire. »
Évoquant les affaires judiciaires en cours impliquant nombre de hauts responsables et des hommes d’affaires dans des dossiers de corruption, Sofiane Djilali a relevé que « la justice fonctionne toujours par téléphone », souhaitant que la machine judiciaire poursuive sa mission jusqu’au bout et de manière indépendante et veille, surtout, à la récupération de l’argent volé et transféré illégalement à l’étranger.
À propos de la rencontre du pôle de l’alternative démocratique prévue le 31 août prochain, le président de Jil Jadid a signifié qu’il y participera si une invitation lui est destinée par les organisateurs qui s’affairent à préparer cette convention tant attendue.
A. Mehdid

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