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Sommet de l’UA à Addis-Abeba : Un marché libre pour le continent

12 février 2019 | 23:17

Le 32e sommet de l’Union africaine (UA), dont les travaux se sont achevés lundi soir à Addis-Abeba, a adopté plusieurs décisions clés sur des dossiers stratégiques, notamment la création d’un marché de libre-échange impliquant l’ensemble du continent africain

Les chefs d’Etat et de gouvernement africains, dont le Premier ministre Ahmed Ouyahia, représentant du président de la République Abdelaziz Bouteflika à ce sommet, ont abordé de nombreuses questions importantes et stratégiques pour le continent, pour l’organisation continentale ainsi que pour les Etats membres. Les dirigeants africains ont approuvé les recommandations des ministres du Commerce de l’UA concernant un modèle de libéralisation tarifaire, qui sera utilisé par les Etats membres pour établir les listes de concessions tarifaires.

Ils ont approuvé aussi la désignation des produits sensibles et la liste d’exclusion sur la base des critères de sécurité alimentaire, sécurité nationale, recettes fiscales, moyens de subsistance et industrialisation. Le sommet de l’UA a décidé que les Etats membres souhaitant nouer des partenariats avec des tiers devraient en informer l’Assemblée avec l’assurance que ces efforts « ne porteront pas atteinte » à la vision de l’UA de créer un marché africain commun. Il est demandé aux ministres de l’UA chargés du commerce d’achever les négociations sur l’investissement, la politique de concurrence et les droits de propriété intellectuelle, et de soumettre les projets de textes juridiques à la session de janvier 2021 de l’Assemblée pour adoption par la Commission technique spécialisée sur la justice et les questions juridiques.

Le commerce intra-africain ne représente que 10%

Lancé en juin 2015 lors du Sommet de l’Union africaine à Johannesburg, le projet de création d’une zone de libre-échange à l’échelle continentale bute depuis trois ans sur plusieurs obstacles : certains pays encore très dépendants de leurs recettes douanières sont très réfractaires à la mondialisation économique. Les Etats sceptiques face à l’avènement d’un tel espace commercial ont peur de se retrouver avec un marché local saturé.

Une zone de libre-échange inclut la suppression des droits de douane. Ils brandissent également l’argument selon lequel le libre-échange favorise une concurrence déloyale entre les Etats forts et les Etats faibles. Un espace commercial sans frontières implique en effet la levée des quotas des échanges. Cependant d’autres pays, face à des défis tels que le chômage massif, le sous-emploi et la pauvreté, sont plutôt enclins à s’ouvrir. Le commerce intra-africain ne représente que 10% et le continent ne participe qu’à hauteur de 2% au commerce mondial alors qu’un marché commun africain rapporterait plus de 35 milliards de dollars chaque année aux pays de l’UA.

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