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Silence, on salit l’espace public

24 août 2018 | 20:43
Ghardaia Aissa Hadj Daoud

L’APC de Ghardaïa devait organiser une campagne de sensibilisation et de mobilisation de la population pour un Aïd El-Adha propre, sous le signe "pour fêter proprement l’Aïd du mouton".

Cette campagne aurait surtout pour objectifs de mobiliser les citoyens afin de contribuer à la propreté des quartiers et à la protection de l’environnement, surtout lors de cette fête où la production des déchets des ménages s’accroît avec l’apparition de certaines pratiques inappropriées pouvant affecter l’environnement et la santé.

Elle devait viser surtout à la mobilisation des partenaires concernés, notamment les entreprises de gestion déléguées par l’APC en matière de collecte des déchets et améliorer la qualité de collecte et de nettoiement au niveau des rues et quartiers et les sensibiliser à poursuivre strictement les actions en cette période où les quantités de déchets s’accroissent.

Malheureusement, pour des raisons inexpliquées, cette campagne de sensibilisation n’a pas eu lieu. Beaucoup parmi les responsables de ces entreprises de nettoyage, qui sont payés grassement pour s’occuper soigneusement et rigoureusement de la propreté de cette pauvre ville de Ghardaïa ne se soucient guère de la situation alarmante de la ville et surtout les placettes et les quartiers populaires. De même, bien avant l’Aïd, les élus qui prétendent être concernés par la chose publique s’en moquent éperdument.

Que font-ils au juste ? Ils produisent de jolis mots qui sonnent bien, mais creux. Il faut les écouter, quand ils se mettent à façonner le monde avec des mots, des gestes larges, ruisselants de passion et d’enthousiasme. Le problème, c’est qu’après avoir parlé, ils croient dur comme fer qu’ils ont bien travaillé et qu’ils ont changé les choses.

Il est vrai que, partenaire clé au niveau notamment des collectivités locales, les associations de quartier actives en matière d’environnement devaient à leur tour s’associer aux campagnes de sensibilisation, marquée entre autres par l’animation de séances d’information et de sensibilisation à la préservation des ressources et la propreté des espaces publics, ainsi que la distribution de supports conçus pour cette occasion de fêter. Car la célébration de toute fête doit offrir une opportunité de s’engager dans un comportement responsable, respectueux de l’environnement et d’éviter certaines pratiques qui menacent la santé publique, en cette période particulière afin d’assurer la propreté des quartiers.

Il est évident que la ville de Ghardaïa, à l’instar de toutes les villes de la wilaya a connu beaucoup de changements. Pourtant, il y a une chose qui ne change pas dans chaque quartier : c’est les balayeurs qui sont chargés d’entretenir un minimum d’hygiène sur une voie publique envahie par un "tsunami" d’ordures sans précédent dans l’histoire de cette ville. On leur a probablement intimé l’ordre de bien nettoyer les trottoirs, les chaussées et les allées. Mais il faut savoir que tous les coins et recoins de la ville sont jonchés de détritus de toutes sortes à cause de l’incivisme de certains citoyens et commerçants à tel point que seuls une armada ou un commando de nettoyeurs pourraient assainir.

Quoi qu’il en soit, ayant anormalement observé le pont pour la journée du jeudi, ces entreprises chargées du nettoyage sont quasi-absentes depuis plus d’une semaine. Résultats, les odeurs nauséabondes emplissent l’atmosphère. Des points noirs existent un peu partout et on est submergé par nos propres détritus composés d’amas d’ordure et des peaux de mouton. Cette situation est beaucoup plus grave à côté des bacs d’ordures de la commune qui sont surchargés. On assiste à une multiplication des dépôts clandestins. Des centaines de citoyens sont contraints d’endurer leurs répercussions négatives sur leur santé et leur cadre de vie. On ne se gêne pas pour se débarrasser de tout sur place. Pas besoin de se prendre la tête et de chercher une poubelle.

Compte tenu de ce désastre, une grande responsabilité incombe en premier lieu aux élus locaux chargés de la collecte des ordures ménagères visiblement absents sur le terrain, mais également aux citoyens qui doivent s’organiser à leur tour pour suivre le développement et préserver l’environnement.

Cependant, la gestion des décharges s’avère importante, nécessaire et immédiate. Afin d’éviter les effets de la pollution et les éventuelles maladies transmissibles, Il est donc temps de mettre fin à l’incivisme et à cette indifférence des élus locaux sur ce fléau qui ronge le cadre de vie de notre société

En attendant un vrai nettoyage de la ville et l’amélioration du cadre de vie des citoyens, on continuera de souffrir à cause de la problématique de ces déchets. Comble de l’absurdité : jeter en pleine rue des peaux de mouton. Et il n’y a pas de raison de vous mettre dans une colère noire si vous venez de recevoir un sac plein d’ordures sur la tête en empruntant une ruelle.

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