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Le président Bouteflika accélère le processus constitutionnel

Sept personnes contre la corruption

16 septembre 2016 | 19:27
D. M.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a procédé, dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la Constitution, à la nomination de la composante de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption. C’est ce qu’a indiqué avant-hier un communiqué de la présidence de la République.

« Dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de l’article 202 de la Constitution, Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, vient de procéder, par décret présidentiel daté du 12 Dhou El-Hidja 1437 correspondant au 14 septembre 2016, à la nomination de la composante de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption », précise le communiqué.

Les sept membres de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLCC) auront pour mission, notamment, de proposer et de contribuer à animer une politique globale de prévention de la corruption.

L’organe sera dirigé par Mohamed Sebaibi, ex secrétaire général de plusieurs ministères et chef de cabinet du chef du gouvernement, Khadidja Meslem une avocate du barreau d’Alger, Maya Fadel, une ancienne diplomate qui a occupé notamment la fonction de commissaire africaine en charge des réfugiés, demandeurs d’asile, personnes déplacées et migrants en Afrique, Nabila Boukhobza , Professeur de l’enseignement Supérieur à l’Université d Alger3,
Abdelmalek Yacoubi, ancien Procureur de la République au tribunal d’Oran et Abdelkrim Bali ancien chargé des études et de synthèse à la direction générale du budget au ministère des finances.

L’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption, autorité administrative indépendante, placée auprès du Président de la République. Il jouit de l’autonomie administrative et financière « .

« Constitutionnellement, l’Organe a pour mission, notamment, de proposer et de contribuer à animer une politique globale de prévention de la corruption, consacrant les principes de l’Etat de droit et reflétant l’intégrité, la transparence ainsi que la responsabilité dans la gestion des biens et des Deniers publics », explique la même source.

« L’Organe est une autorité administrative indépendante jouissant de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il exerce les missions prévues par l’article 20 de la loi n° 06-01 du 21 Moharram 1427 correspondant au 20 février 2006, relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, complétée » précise également le communiqué.

Après la dissolution de l’Observatoire national de lutte contre la corruption, l ‘Etat s’est chargé de créer un palliatif pour gérer ce dossier sensible à travers l’amendement de la Constitution adoptée en février dernier.

Auparavant, le gouvernement s’est appuyé sur une commission nationale de lutte contre la corruption, dictée par les directives des Nations unies faisant obligation à tous les pays membres de mettre cette structure. Au plan international, l’Algérie est l’un des premiers Etats signataires de la Convention des Nations unies contre la corruption, le 9 décembre 2003, et la ratification est intervenue par un décret présidentiel datant du 19 avril 2004.

Toutefois, les scandales de corruption qui ont secoué la scène nationale (Sonatrach, autoroute Est-Ouest) ont amené le chef de l’Etat à constitutionnaliser la lutte contre la corruption, un fléau qui a terni l’image de l’Algérie. Plus de 4000 affaires de corruption ont été traitées depuis 2006 dont celles de Sonatrach cette année qui a défrayé la chronique.

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