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Séminaire à Tizi-Ouzou sur la protection des enfants des maux sociaux

3 janvier 2018 | 23:19
Saïd Tissegouine

Voies et moyens à suivre pour protéger l’enfance des maux sociaux et de la déperdition, tel est le thème du séminaire organisé ce Mercredi à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri par l’association « Femme active », présidée par El-Djouher Hachemi. Les intervenants, nombreux, dont Mme Hachemi elle-même, son collaborateur le Dr Belkhir, l’inspectrice des affaires religieuses de la wilaya, le Dr Razika Hachemaoui, des policiers de la Sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou ont, chacun, essayé de cerner la problématique concernant l’enfance en difficulté, surtout les causes responsables du climat de déliquescence dans l’environnement algérien. Ce rendez-vous a été l’occasion pour la présidente de l’association « Femme active » de s’attaquer aux politiques, à la famille enseignante, particulièrement le CNAPEST, au mouvement associatif, et aux parents en général.
Sans prendre de gants, Mme Hachemi a accusé les politiques de n’être que de vulgaires « carriéristes », le mouvement associatif de « parasite », les parents de démissionnaires et la famille enseignante affiliée au CNAPEST d’avoir « pris en otage nos enfants ». « Certains enseignants grévistes, a dénoncé l’oratrice, ont poussé l’outrecuidance jusqu’à organiser des cours payants aux élèves alors qu’ils se déclarés en grève. »
« Une telle attitude n’est que fumisterie », a-t-elle clamé. L’inspecteur au service des affaires religieuses de la wilaya, Khaled Graïne a, quant à lui, situé le mal dans le recul vis-à-vis de la religion. « Si le jeûne et la prière nous sont imposés, c’est parce que cela nous évite d’être en contact avec le mal, ou tout simplement d’avoir de mauvaises tentations », a-t-il souligné tout en appuyant ses déclarations par des hadiths. Khaled Graïne a aussi lancé un appel aux parents afin qu’ils fassent rentrer leurs enfants à la maison dès le coucher du soleil, comme « nous l’a tant recommandé notre prophète ».
Ce responsable exerçant ses compétences à la direction des affaires religieuses de la wilaya, a également déploré l’utilisation des pétards par les enfants durant la fête du Mawlid Ennabaoui. « Le pétard est utilisé par les peuples bouddhistes, car pour eux un de leurs dieux est symbolisé par le feu », a noté encore l’intervenant avant de jeter aussi la pierre à la société qui, par sa permissivité, a laissé prendre les enfants en otage par les fléaux. Khaled Graïne a ensuite plaidé pour le renforcement des liens familiaux où chaque adulte est tenu par l’obligation de participer à l’éducation de l’enfant. Notons enfin qu’en ce qui le concerne, il a défendu la thèse selon laquelle c’est l’éducation qui détermine l’avenir et la place de l’individu dans la société et non le gène dont il a hérité des parents, comme le soulignent les spécialistes de la science mentale. Pour sa part, le Dr Razika Hachemaoui, qui a développé une thématique sur l’automutilation, a suggéré qu’on évite surtout la condamnation d’un sujet manifestant un comportement contraire aux principes édictés par la bonne société.
« Si quelqu’un s’automutile, c’est parce qu’il souffre intérieurement et, par conséquent, il faut rechercher l’origine de ses troubles », a affirmé l’oratrice avant de mettre en avant certains symptômes qui peuvent être à l’origine de ces comportements néfastes.
Le Dr Belkhir a également abondé dans ce sens.
« La toxicomanie, l’alcoolisme, le trouble psychique, l’autisme et tant d’autres facteurs font partie des éléments de prédisposition ou tout simplement des éléments déclencheurs dans le balancement d’un individu dans l’action contraire au bon équilibre », a-t-il souligné. Les Drs Belkhir et Hachemaoui avanceront une multitude d’autres arguments scientifiques pouvant être à l’origine des comportements qualifiés de « négatifs ».
C’est pourquoi les deux scientifiques ont plaidé pour une bonne communication entre les individus, et surtout au sein de la famille. Notons enfin que tous les intervenants ont fait un plaidoyer pour que l’Internet soit utilisé à bon escient. 
Le chargé du service de la protection des mineurs à la sûreté de wilaya, Billal Belhadj, a également cerné la problématique concernant l’enfance en difficulté.
Cet officier de police a souligné que généralement, les enfants de la rue sont ceux qui ne bénéficient pas d’un équilibre psychologique au sein de leur famille.
Billal Belhadj annoncera ensuite un fait constaté et remarqué par l’expérience policière en charge de la protection de l’enfance. « C’est pendant les vacances scolaires que nous remarquons le plus d’enfants dans les rues au moment où ils devraient être à la maison. » .
Le conférencier a imputé cet état de fait à plusieurs facteurs, entre autres la peur de l’enfant de la réaction des parents suite à la découverte de ses mauvaises notes.
Belhadj a également pointé un doigt accusateur sur les parents et les enseignants dans le cas où l’enfant fait l’école buissonnière pendant longtemps.
« La logique, a martelé cet officier de police, veut que le parent suive de près la scolarité de son enfant, d’où sa connaissance précise sur sa fréquentation de l’école ; et de son côté, l’enseignant est tenu d’avertir le parent dès la première absence de l’élève au cours. » « Hélas, ce n’est pas toujours le cas », conclut-il.

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